CHAPITRE III
LES APPLICATIONS BIOMEDICALES DE LA CHITINE
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3.1- Effet du chitosane sur les macrophages
Le chitosane est compose d'unités (Glc) et (GlcNAc), or les macrophages expriment des
récepteurs pour le mannose et la (GlcNAc).La fixation de la(GlcNAc) sur les récepteurs
spécifiques est directe comme une condition préalable indispensable à l’activation des
macrophages [123-124]. Les macrophages jouent un rôle important dans le procédé de
cicatrisation, leur activation conduit à la libération d'un grand nombre de médiateurs
biologiques (tels que des facteurs de croissance) ainsi qu'à la phagocytose des corps étrangers
[125].
Nishimura et coli [151] décrivent une stimulation de la production d'interleukine IL-1 par
les macrophages en présence de chitosane. La prolifération des fibroblastes et la synthèse de
collagène sont affectées par IL-1, IL-6 et TNFα [150].Par ailleurs Ueno et call [108] ont
observé que la production In vitro de TGF-β1etPDGFpar des macrophages dérivés de
monocytes humains est plus Importante en présence de chitosane.
3.2- Le chitosane et les cellules dendritiques
Les cellules dendritiques reconnaissent les pathogènes grâce à des structures spécifiques,
par un accrochage à des récepteurs provoquant leur maturation et les rendant efficaces pour la
présentation antigénique [126]. Leur rôle principal est d’apprêter l’antigène pour la
présentation aux lymphocytes T [127]. Ce processus d’apprêtement fait passer les cellules
dendritiques d’un stade immature à un stade mature [128].
Pour observer le phénomène de maturation des cellules un antigène doit être introduit. Les
nanoparticules colloïdales à base de chitosane peuvent contenir les molécules d’intérêt
thérapeutique [129] soit encapsulées dans la matrice polymère, soit conjuguées à la surface
[130]. Différents mécanismes comme la phagocytose, la pinocytose ou l’endocytose médiée
par un récepteur peuvent intervenir dans la capture des particules. Après l’internalisation, les
nanoparticules sont transportées vers les endosomes primaires.
3.3- La vaccination orale
Dans le cas d'un vaccin injectable, l'antigène se retrouve directement dans le sang. Dans le
cas d'un vaccin oral, les molécules sont véhiculées via le tube digestif. La barrière stomacale,
où le pH est très bas, peut compromettre l'intégrité des molécules du vaccin. C'est dans ce but
que les molécules ont subi une nano-encapsulation dans de la chitosane, explique Olga
Borges. La chitosane, dérivée de la chitine, est le composée principal de la carapace des
crustacés. Cet enrobage est très résistant et libérera donc les composés au moment voulu,
c'est-à-dire au niveau des plaques de Peyer, dans l'intestin : c'est un mécanisme d'autodelivering. A partir de cette étape, les antigènes seront pris en charge par les cellules
immunitaires, comme dans le cas d'un vaccin normal [131].
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