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Conclusion
Les triglidés ont fait l’objet de peu d’études dans le bassin algérien, la systématique de cette famille pose
de nombreux problèmes, notamment pour l’identification de certaines espèces présentant des variations
morphologiques qui s’opposent aux clés d’identification (citées dans le premier chapitre). Nous avons
tenté, d’apporter des éléments de réponse à la problématique posée en introduction.
L’étude morphologique a fait ressortir quelques points majeurs :
- Les variations intraspécifiques chez Chelidonichtys lucerna (Linnaeus, 1758) : le sillon
occipital, censé être absent pour cette espèce selon les différentes clés (Dieuzeide et al., 1955 ;
Bauchot et Pras, 1980 ; Fischer et al., 1987 ; Allali, 1991), a été signalé par Handjar (2009) chez
quelques individus. Il semble, selon nos résultats, caractériser les jeunes individus et est absent
chez les plus grands.
- La confusion entre les espèces du genre Lepidotrigla : Chacune des deux espèces, L. cavillone
et L. dieuzeidei ont présenté des variations intraspécifiques chez quelques individus, rappelant
à chaque fois les caractères de l’autre espèce. Confusion confirmée par l’analyse
morphométrique, selon laquelle, ces deux espèces sont les mêmes.
L’étude morphométrique a également démontré que les espèces Chelidonichtys lucerna, Lepidotrigla
cavillone et Lepidotrigla dieuzeidei sont des espèces polymorphes, confirmant de ce fait, l’hypothèse de
Handjar (2009) sur les populations isolées géographiquement. Le phénomène de vicariance semble être
à l’origine de ce polymorphisme.
Nous avons ensuite voulu, par le biais de l’ostéologie, d’une part, étayer les résultats des études
précédentes, car un parallèle peut être fait entre les caractères morphologiques et certaines pièces
céphaliques. Et d’autre part contribuer à la connaissance et à la description des différents systèmes
ostéologiques de la tête des Triglidae en espérant que le développement bibliographique et l’apport
photographique relatifs à ces systèmes auront un intérêt à la fois pédagogique et scientifique.
La première partie de l’étude ostéologique portant sur la forme des pièces osseuses a, en effet, renforcé
les résultats de l’étude morphologique en attestant de la variabilité intraspécifique des espèces du genre
Lepidotrigla qui amène à la confusion entre les deux espèces chez quelques individus.
La deuxième partie de l’analyse ostéologique, l’analyse ostéométrique, a, à son tour confirmé la
confusion entre les deux espèces L. cavillone et L. dieuzeidei qui n’ont présenté aucune différence
ostéométrique entre elles. Nous préconisons cependant, en perspectives à l’étude ostéologique, d’établir,
sur un échantillon plus important et représentatif des différentes régions et sexes, des mensurations
Conclusion
Les triglidés ont fait l’objet de peu d’études dans le bassin algérien, la systématique de cette famille pose
de nombreux problèmes, notamment pour l’identification de certaines espèces présentant des variations
morphologiques qui s’opposent aux clés d’identification (citées dans le premier chapitre). Nous avons
tenté, d’apporter des éléments de réponse à la problématique posée en introduction.
L’étude morphologique a fait ressortir quelques points majeurs :
- Les variations intraspécifiques chez Chelidonichtys lucerna (Linnaeus, 1758) : le sillon
occipital, censé être absent pour cette espèce selon les différentes clés (Dieuzeide et al., 1955 ;
Bauchot et Pras, 1980 ; Fischer et al., 1987 ; Allali, 1991), a été signalé par Handjar (2009) chez
quelques individus. Il semble, selon nos résultats, caractériser les jeunes individus et est absent
chez les plus grands.
- La confusion entre les espèces du genre Lepidotrigla : Chacune des deux espèces, L. cavillone
et L. dieuzeidei ont présenté des variations intraspécifiques chez quelques individus, rappelant
à chaque fois les caractères de l’autre espèce. Confusion confirmée par l’analyse
morphométrique, selon laquelle, ces deux espèces sont les mêmes.
L’étude morphométrique a également démontré que les espèces Chelidonichtys lucerna, Lepidotrigla
cavillone et Lepidotrigla dieuzeidei sont des espèces polymorphes, confirmant de ce fait, l’hypothèse de
Handjar (2009) sur les populations isolées géographiquement. Le phénomène de vicariance semble être
à l’origine de ce polymorphisme.
Nous avons ensuite voulu, par le biais de l’ostéologie, d’une part, étayer les résultats des études
précédentes, car un parallèle peut être fait entre les caractères morphologiques et certaines pièces
céphaliques. Et d’autre part contribuer à la connaissance et à la description des différents systèmes
ostéologiques de la tête des Triglidae en espérant que le développement bibliographique et l’apport
photographique relatifs à ces systèmes auront un intérêt à la fois pédagogique et scientifique.
La première partie de l’étude ostéologique portant sur la forme des pièces osseuses a, en effet, renforcé
les résultats de l’étude morphologique en attestant de la variabilité intraspécifique des espèces du genre
Lepidotrigla qui amène à la confusion entre les deux espèces chez quelques individus.
La deuxième partie de l’analyse ostéologique, l’analyse ostéométrique, a, à son tour confirmé la
confusion entre les deux espèces L. cavillone et L. dieuzeidei qui n’ont présenté aucune différence
ostéométrique entre elles. Nous préconisons cependant, en perspectives à l’étude ostéologique, d’établir,
sur un échantillon plus important et représentatif des différentes régions et sexes, des mensurations
