Chapitre III : Applications des techniques de génétique
moléculaire dans l’identification des poissons
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5. Application de l’empreinte génétique pour l’identification des
poissons :
Le potentiel de l'analyse de "DNA fingerprinting" pour l'étude des poissons est à peine
exploré. On a entre autres utilisé cette méthode pour démontrer la perte de diversité
génétique de souches domestiques de l'Achigan(9) à grande bouche (Micropterussalmoides)
relativement aux populations sauvages( Khazaal, 2005), (Rico,et al,. 1993) ont utilisé avec
succès des sondes d'origine humaine et virale pour étudier les relations parentales et le
succès reproducteur individuel chez l'Epinoche(10) à trois épines (Gasterosteusaculeatus).
D'autres travaux ont démontré l'utilité de telles sondes pour l'étude populationnelle chez les ,
les cyprinidés (Georges,et al., 1998), les Cichlidés(Harris,et al., 1991) et les Salmonidéset
les Osméridés(Khazaal, 2005).
Un des désavantages de la technique de "DNA fingerprinting" est la révélation
simultanée de la variabilité à plusieurs loci, générant ainsi des patrons de fragments d'ADN
parfois complexes et difficiles d'interprétation, ce qui limite l'utilité de cette méthode pour
les études populationnelles.
Une façon de contourner ce problème est de développer des sondes spécifiques pour chaque
locus hypervariable. Les allèles de ces loci sont ensuite révélés par hybridation avec des
sondes spécifiques à chaque locus. Le développement de telles approches est cependant
encore jeune et a fait l'objet de peu d'études publiées chez les poissons.
Entre autres, Taggart et Fergusonont démontré chez le Saumon Atlantique (Salmo salai) que
ces simples loci hypervariables comportent beaucoup plus de variation qu'aucun autre
marqueur étudié à ce jour chez cette espèce. Alternativement, les loci "VNTR" de petites
tailles (microsatellites) peuvent être amplifiés spécifiquement par la technique PCR
éliminant ainsi de multiples difficultés techniques reliées à l'utilisation de sondes. Cette
approche, encore plus récente que la précédente, n'a fait l'objet que de deux études publiées
chez les poissons. Ainsi, Rico et al ont respectivement démontré un taux très élevé de
polymorphisme de ces marqueurs chez les Épinoches et la Truite commune. Des travaux de
plus grande envergure sont cependant en cours dans plusieurs laboratoires, et l'on peut déjà
prévoir que l'analyse de l'ADN microsatellite sera une des approches les plus préconisées
pour l'étude génétique des poissons au cours des années à venir.
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