Chapitre I
Généralités
02
La biomagnification (ou bioamplification) est l’augmentation des concentrations d’un
contaminant au fur et à mesure que l’on passe d’un maillon trophique inférieur à un maillon
supérieur (Chiffoleau et al, 1999).
I.5. Généralités sur les moules :
I.5.1. Critères d'une espèce bioindicatrice :
Un bioindicateur est défini comme étant « une espèce ou association d’espèces capables
par leurs comportements générales de rendre compte de l’évolution générale d’un milieu ».
Selon le ministère de l’environnement, comité scientifique Faune et Flore (1978) cité par JeanLouis Rivière (1993).
L’utilisation d’organisme marin comme bioindicateur est bien connue depuis quelques
années, surtout pour les moules, leurs utilisation a été proposé pour la première fois par
Goldberg en 1975 sous le vocable de « Mussel Watch » pour la surveillance de la qualité de
l’eau de mer, en effet ces organismes filtreurs sont connus pour accumuler de fortes
concentrations de métaux lourds dans leurs tissus (Viarengo et al, 1993 in Bouilly, 2004).
Pour constituer un bon « bioindicateur quantitatif », l’espèce animale utilisée doit avoir,
selon Butler et al. (1971) et Philips et Rainbow (1994) cités par Casas (2005), les qualités
suivantes :
- l’organisme doit concentrer le contaminant, sans effet létal, aux concentrations rencontrées
dans le milieu ;
- il doit être sédentaire afin d’être représentatif de la zone d’échantillonnage ;
- il doit être abondant dans zone étudiée ;
- il doit avoir une durée de vie suffisamment longue pour permettre l’échantillonnage de
plusieurs classes d’âges ;
- il doit avoir une taille suffisante afin de donner une quantité de tissus adéquate pour
l’analyse chimique ;
- il doit être euryhalin ;
- il doit concentrer suffisamment pour permettre des dosages sans pré-concentration ;
- il doit exister une corrélation entre la teneur en contaminants dans l’organisme et la
concentration dans l’eau environnante, la concentration dans les tissus reflétant ainsi la
biodisponibilité du métal dans le milieu ;
- les effets de variations de la salinité et de la température doivent être connus.
Généralités
02
La biomagnification (ou bioamplification) est l’augmentation des concentrations d’un
contaminant au fur et à mesure que l’on passe d’un maillon trophique inférieur à un maillon
supérieur (Chiffoleau et al, 1999).
I.5. Généralités sur les moules :
I.5.1. Critères d'une espèce bioindicatrice :
Un bioindicateur est défini comme étant « une espèce ou association d’espèces capables
par leurs comportements générales de rendre compte de l’évolution générale d’un milieu ».
Selon le ministère de l’environnement, comité scientifique Faune et Flore (1978) cité par JeanLouis Rivière (1993).
L’utilisation d’organisme marin comme bioindicateur est bien connue depuis quelques
années, surtout pour les moules, leurs utilisation a été proposé pour la première fois par
Goldberg en 1975 sous le vocable de « Mussel Watch » pour la surveillance de la qualité de
l’eau de mer, en effet ces organismes filtreurs sont connus pour accumuler de fortes
concentrations de métaux lourds dans leurs tissus (Viarengo et al, 1993 in Bouilly, 2004).
Pour constituer un bon « bioindicateur quantitatif », l’espèce animale utilisée doit avoir,
selon Butler et al. (1971) et Philips et Rainbow (1994) cités par Casas (2005), les qualités
suivantes :
- l’organisme doit concentrer le contaminant, sans effet létal, aux concentrations rencontrées
dans le milieu ;
- il doit être sédentaire afin d’être représentatif de la zone d’échantillonnage ;
- il doit être abondant dans zone étudiée ;
- il doit avoir une durée de vie suffisamment longue pour permettre l’échantillonnage de
plusieurs classes d’âges ;
- il doit avoir une taille suffisante afin de donner une quantité de tissus adéquate pour
l’analyse chimique ;
- il doit être euryhalin ;
- il doit concentrer suffisamment pour permettre des dosages sans pré-concentration ;
- il doit exister une corrélation entre la teneur en contaminants dans l’organisme et la
concentration dans l’eau environnante, la concentration dans les tissus reflétant ainsi la
biodisponibilité du métal dans le milieu ;
- les effets de variations de la salinité et de la température doivent être connus.
