Chapitre I: Evaluation du potentiel de pollution lié aux effluents pharmaceutiques
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(entre 50 et 150 g/an/personne). 80 % de cette consommation mondiale, concernent l’Europe,
l’Amérique du Nord et le Japon.
Cependant, la pollution résiduelle de ce secteur peut être diffuse par rejet des urines et fcès
dans les eaux usées domestiques ou ponctuelle avec parfois des concentrations très élevées
dans les rejets des industries chimiques ou pharmaceutiques, des établissements de soins, mais
aussi des élevages intensifs comme l’aquaculture.
Plusieurs auteurs ont souligné la présence des substances pharmaceutiques dans les milieux
aquatiques de plusieurs régions dans le monde. Ainsi, par exemple, plus d’une dizaine de
composés pharmaceutiques ont été mises en évidence en Méditerranée, près de Marseille,
avec des concentrations de 3 à 8 000 ng/L. La mer du Nord contiendrait de 1 à 2 ng/L d’acide
clofibrique ce qui représente des tonnages importants de 48 à 96 tonnes. (Haguenoer, 2010).
Dans les eaux de surfaces : la rivière du bassin de la Loire présente des phénomènes de
changement de sexe de différentes espèces de poissons en aval d'un site industriel de
fabrication de médicaments, ces phénomènes sont absents en amont du rejet.
Dans les eaux du lac Léman, diverses molécules de médicaments ont été détectées par la
commission internationale de protection du lac (CIPEL) avec des teneurs anormalement
élevées de carbamazepine (antiépileptique) et de mepivacaine (anesthésique local). De
provenance d’une usine pharmaceutique implantée sur le Rhône en amont du lac, les flux
annuels de rejet de l’usine en 2008 ont été évalues de 1382 kg de carbamazepine et de 645 kg
de mepivacaine.
Au Canada des traces des médicaments ont était détecté dans les lacs, les rivières, les
ruisseaux et l’eau de robinet. (Batt, 2008)
L’Algérie importe 70% de ces médicaments et ses importations sont estimées de 2 milliard de
dollars. Un pourcentage de 30 % de la production nationale des médicaments est réalisée par
le secteur privé et celle réalisée par le groupe SAIDAL, révélant du secteur public est de 6%.
(Boughrara, 2009). Le risque de pollution par ce type de rejets en Algérie est également
important, en raison du développement économique de ce secteur ces dernières années et
surtout du fait que les effluents pharmaceutiques sont relargués directement dans les eaux de
surfaces et les milieux aquatiques en générale sans aucun traitement. Cependant, la
réglementation algérienne exige que les effluents industriels doivent répondre aux normes de
rejets (décret de 19 avril 2006), en précisant les seuils de tolérance en termes de
concentrations limites et de paramètres physico-chimiques mesurés. Dans ce sens, les sites de
fabrication pharmaceutique sont tenus comme beaucoup d’industriels à mettre leur activité à
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Evaluation du potentiel de pollution lié aux effluents pharmaceutiques en zone littorale - 16/99

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