Chapitre I: Evaluation du potentiel de pollution lié aux effluents pharmaceutiques
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1. La pollution par les substances pharmaceutiques à l’échelle mondiale
et nationale
Les rejets de l'industrie pharmaceutique, présentent un risque important de pollution des
milieux sur le plan national et mondial. Ces rejets sont générés durant toutes les étapes du
procédé de fabrication : depuis la formulation de la molécule active au conditionnement du
médicament. En outre, les procédés de traitement des effluents n’ont jamais pu éliminer
complètement les polluants dont les substances actives et les excipients, ainsi que d’autres
produits chimiques et réactifs utilisés dans les opérations annexes comme le nettoyage des
cuves et des équipements.
Une prise de conscience récente s’est développée ces dernières années quant aux
conséquences des rejets liés à la fabrication et la consommation de médicaments dans
l’environnement. Cet intérêt croissant est proportionnel au développement exponentiel des
industries pharmaceutiques suite à la forte demande des secteurs de la santé humaine et
animale dans le monde. Cette situation est paradoxale, en raison du rôle des médicaments à la
fois positif vis-à-vis des maladies humaines ainsi qu’animales et négatif quant à l’impact
potentiellement négatif de leurs rejets sur la qualité de l’écosystème et la santé humaine. Les
émissions de substances pharmaceutiques, surtout en milieu aquatique, sont considérées
comme polluants émergent dont les perturbateurs endocriniens occupent la première position.
En effet, la fonction des médicaments est précisée dans la Directive européenne 2001/83/CE
du 6 novembre 2001, modifiée par la Directive 2004/27/CE du 31 mars 2004 : « les
substances pharmaceutiques représentent toute substance ou composition pouvant être utilisée
chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un
diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en
exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. (Bocaly, 2010).
Les médicaments sont également définis comme étant des substances pharmaceutiques dont
les molécules possèdent des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies
humaines ou animales (Fenet et al., 2006).
La consommation globale de médicaments produits et utilisés par les hommes est estimée à
100000 m
3
/an correspondant à une consommation moyenne par personne de 15g/an.
(Amiard, 2001). D’après J-M. Haguenoer les médicaments les plus consommés sont ceux qui
sont destinés aux maladies cardio-vasculaires puis du système nerveux central, du tube
digestif, respiratoires, anti-infectieux, musculosquelettiques, et ce sont les pays les plus
industrialisés avec le niveau de vie le plus élevé qui consomment le plus de médicaments
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1. La pollution par les substances pharmaceutiques à l’échelle mondiale
et nationale
Les rejets de l'industrie pharmaceutique, présentent un risque important de pollution des
milieux sur le plan national et mondial. Ces rejets sont générés durant toutes les étapes du
procédé de fabrication : depuis la formulation de la molécule active au conditionnement du
médicament. En outre, les procédés de traitement des effluents n’ont jamais pu éliminer
complètement les polluants dont les substances actives et les excipients, ainsi que d’autres
produits chimiques et réactifs utilisés dans les opérations annexes comme le nettoyage des
cuves et des équipements.
Une prise de conscience récente s’est développée ces dernières années quant aux
conséquences des rejets liés à la fabrication et la consommation de médicaments dans
l’environnement. Cet intérêt croissant est proportionnel au développement exponentiel des
industries pharmaceutiques suite à la forte demande des secteurs de la santé humaine et
animale dans le monde. Cette situation est paradoxale, en raison du rôle des médicaments à la
fois positif vis-à-vis des maladies humaines ainsi qu’animales et négatif quant à l’impact
potentiellement négatif de leurs rejets sur la qualité de l’écosystème et la santé humaine. Les
émissions de substances pharmaceutiques, surtout en milieu aquatique, sont considérées
comme polluants émergent dont les perturbateurs endocriniens occupent la première position.
En effet, la fonction des médicaments est précisée dans la Directive européenne 2001/83/CE
du 6 novembre 2001, modifiée par la Directive 2004/27/CE du 31 mars 2004 : « les
substances pharmaceutiques représentent toute substance ou composition pouvant être utilisée
chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un
diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en
exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. (Bocaly, 2010).
Les médicaments sont également définis comme étant des substances pharmaceutiques dont
les molécules possèdent des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies
humaines ou animales (Fenet et al., 2006).
La consommation globale de médicaments produits et utilisés par les hommes est estimée à
100000 m
3
/an correspondant à une consommation moyenne par personne de 15g/an.
(Amiard, 2001). D’après J-M. Haguenoer les médicaments les plus consommés sont ceux qui
sont destinés aux maladies cardio-vasculaires puis du système nerveux central, du tube
digestif, respiratoires, anti-infectieux, musculosquelettiques, et ce sont les pays les plus
industrialisés avec le niveau de vie le plus élevé qui consomment le plus de médicaments
