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CONCLUSION
Connue depuis plus de deux siècles, c'est par sa caractéristique d'émettre des cystes desquels
naissent de petites larves, que 1’Artemia est devenue un des maillons essentiels de l'alimentation
en écloserie et nurserie de poissons et crustacés.
Par sa facilité et sa rapidité d'emploi, les productions naturelles mondiales se sont vite avérées
insuffisantes face à une demande qui n'a cessé de croître depuis une vingtaine d'années provoquant
une augmentation des prix. Sur la base des techniques de culture utilisées au Centre Océanologique
de Bretagne France), le coût en poids sec des Artemia a été estimé à US 220$ /Kg (GIRIN et
PERSON-LE, 1977).
De plus, dans beaucoup de pays développés l'importation de cystes d'Artemia impose souvent une
licence d'importation, des taxes et la possibilité d'échanges entre ces pays.
Les cystes de la saline de Bethioua sont de qualité biométrique et d’éclosion acceptable et peuvent
être employée en aquaculture. Leur profil biométrique est similaire à celui des pays du bassin
méditerranéen.
La taille des nauplii produits par les cystes d’Artemia collectés au niveau de la saline de Betioua
se situe dans l’intervalle de taille des espèces les plus commercialisées, ce qui laisse présumer que
ces nauplii pourraient être utilisés en élevage larvaire.
Par ailleurs, en aquaculture la taille des proies vivantes (nauplii d’Artemia) doit s’adapter et être
en adéquation avec l’ouverture buccale des larves qui acceptent des proies d’une taille allant de
200 à 520 μm.
Par conséquent, la sélection d’une proie de taille appropriée constitue l’un des facteurs
déterminant pour l’industrie aquacole. Les nauplii des populations algériennes peuvent être admis
en aquaculture et sont comparables ou proches à ceux issus des populations américaines.
Le nombre d’individus par ponte et par femelle n’est pas très variable entre les différentes
populations algérienne d’Artemia, spécialement lorsque chacune d’elle se rencontre dans des
circonstances environnementales optimales. Cependant le potentiel reproductif de ces populations
reste inférieur à celui des populations américaines qui présentent une capacité métabolique élevé
lui permettant une récupération plus rapide entre les pontes.
La souche d’Artemia salina de la saline de bethioua est bien bisexuelle et qu’elle se reproduit par
oviparité et ovoviviparité.
Il en résulte que, le nombre moyen de progéniture observés, produit par les femelles varie selon le
mode de reproduction ; nous avons compté 20 naupliis pour les femelles caractérisées par
l’ovoviviparité et 150 cystes pour les femelles ayant l’oviparisme.
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Mis en place des outils technologiques necessaires au developpement d\'un elevage d\'Artémia Salina du saline de Bethioua - 56/76

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