RÉSULTATS ET DISCUSSION
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Ce changement est vraisemblablement lié aux conditions environnementales (température,
salinité, oxygène dissous et aliment) qui ont atteint leurs valeurs extrêmes (dans les récipients, là
où la salinité et la concentration en oxygène ont atteint les limites).
Dans cette étude, la population d’Artemia de la saline de Bethioua présente un mode de
reproduction bisexuée, c’est à dire composée de mâles et de femelles. Pour la modalité de
reproduction, les résultats obtenus ont montré que cette population d’Artemia se reproduit selon
une modalité d’ovoviviparité quand les conditions sont favorables (température et salinité
optimales ainsi qu’une concentration en oxygène dissous et une quantité d’aliment suffisante).
Quand les conditions deviennent défavorables (température, salinité élevées et taux d’oxygène
dissous assez bas avec une quantité d’aliment insuffisante), les femelles d’Artemia salina changent
de modalité de reproduction et donnent des cystes (reproduction ovipare). Ceci est en concordance
avec les résultats des travaux effectués par KHEMAKHEM, (1988) sur l’Artemia de la saline de
Sfax et ALOUI (1995) sur l’Artemia de la saline de Mégrine.
Il en résulte que le changement dans le mode de descendance des femelles dépend des facteurs
intrinsèques.
Par ailleurs, les hypothèses reportées par BALLARDIN et METALLI (1963), PROVASOLI et
al. (1968), ROMAN et RODRIGUEZ (1986) et DAHESHT et al. (2013) indiquent que
l’insuffisance alimentaire joue un rôle important dans la production des cystes.
A propos de la taille de maturité sexuelle, le sexe des individus de l’étude en question se différencié
à partir de la 13éme jour, et leur maturité sexuelle (lorsque les mâles présentent des antennes
développés (A) et les femelles des glandes développées dans l'ovisac (B), figure II.15) est atteinte
dans la 15éme jour, dans laquelle nous avons enregistré une taille des femelles supérieure à celle
des mâles, avec chez les femelles 6,5 mm et 4,7 mm pour les mâles.
Cette supériorité de la taille des femelles par rapport à celle des mâles concorde avec les travaux
de KHEMAKHEM, (1988) qui a étudié l’Artemia dans la saline de Sfax et TRIGUI et al. (2016),
lors leur travail sur l’Artemia salina de la saline de Sahline (TUNISIE). Celle-ci correspond aussi
avec les résultats de AMAROUAYACHE et al. (2009), réalisé sur l’Artemia salina de chott
Marouane.
Cependant, le nombre moyen de progéniture observé, produit par les femmes d’Artemia varie
selon le mode de reproduction ; nous avons compté 20 naupliis pour les femelles caractérisées par
l’ovoviviparité et 150 cystes pour les femelles ayant l’oviparité comme mode de reproduction.
Les résultats que nous avons observés se situe entre les résultats déclarés par AMAROUAYACHE
et al. (2009); pour 17.5 naupliis par femelles ; et celle des TRIGUI et al, (2016) ; Ceci est en accord
avec les résultats trouvés par ALOUI (1995) qui a étudié le cycle de reproduction de l’Artemia
dans la saline de Megrine.
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