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INTRODUCTION
L’aquaculture a devant elle de nombreux défis pour la décennie à venir, notamment dans la lutte
contre les maladies, la domestication et l’amélioration des cheptels, les techniques de production,
d’écloserie et d’élevage, la gestion de la qualité de l’eau, ainsi que le développement d’aliments et
de procédés d’alimentation adaptés (SUBASINGHE et al, 2003).
Aussi l’un des points critiques affectant le succès commercial des productions de poissons,
mollusques et crustacés a été la dépendance vis à vis de la disponibilité en juvéniles de qualité
pour l’ensemencement (SORGELOOS, 1995). Bien que les besoins nutritionnels de la plupart des
espèces aient été identifiés, la production d’écloserie pour la plupart des espèces dépend encore
d’aliments vivants tels que les micro-algues, les rotifères et les Artemias (SUBASINGHE et al,
2003).
Artemia est un crustacé anostracé qui vit exclusivement dans les milieux hyper-halins. Ce petit
crustacé fut longtemps utilisé et considéré comme source de protéines appréciable. Il a une position
unique dans le système d'aquaculture et est administré en tant que nourriture vivante à plus de 85%
des espèces cultivées à travers le monde (SOUNDARAPANDIAN et SARAVANAKUMAR
2009).
L’Artemia est largement distribuée sur les 5 continents (VAN STAPPEN, 2002), plus de 50
souches ont été enregistrées à partir de 300 biotopes naturels. Trois espèces fréquentent la région
méditerranéenne A.parthenogenetica, A.salina (TRIANTAPHYLLIDIS et al., 1998) et l’espèce
A.franciscana, originaire du continent américain, qui a récemment envahi l’Italie (MURA, 1993),
l’Espagne, le Maroc, la France (GREEN et al., 2005) et la Tunisie (GUERMAZI et al., 2009).
Les naupliis d’Artemia sont considérés comme un aliment convenable qui peut être facilement
stocké et aisément manipulé et obtenu seulement après 24h d’incubation à partir des cystes
(LAVENS et SORGELOOS, 2000). Ils présentent une petite taille parfaitement convenable pour
la petite bouche des larves fragiles (LAVENS et al., 1996).
L'évolution récente de la production aquacole a entraîné une demande accrue pour l’Artemia.
Chaque année, plus de 1500 tonnes de cystes Artemia secs sont commercialisés dans le monde
entier pour nourrir les poissons et les crustacés (DHONT et SORGELOOS, 2002). À raison de 200
à 500 €/Kg et dont l’essentiel de la production provient du Grand Lac Salé des Etats Unis
d’Amérique (SORGELOOS et al., 2001).
En fait, les nauplii d'Artemia sont considérés comme une nourriture vivante irremplaçable pour
l'élevage larvaire de la plupart des poissons marins et des larves de crustacés (SORGELOOS et
al., 2001; KOLKOVSKI et al., 2004)
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