INTRODUCTION
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INTRODUCTION
Les herbiers à magnoliophytes figurent parmi les habitats les plus importants des milieux marins
côtiers tropicaux et tempérés, et ce, en raison de la grande biodiversité des espèces qui leur est
associée et des multiples services écologiques qu’ils fournissent (NORDLUND et al., 2016). En
méditerranée, les herbiers à Posidonia oceanica sont les plus répandus, mais ces derniers ont
fortement régressé au cours du 20
ème
siècle en raison des perturbations anthropiques et naturelles
(BOUDOURESQUE et al., 2006a).
Par conséquent, Posidonia oceanica et les herbiers qu’elle forme sont devenus un objectif majeur
de protection et de gestion en méditerranée. En effet, les herbiers de P. oceanica sont classés par
la Directive habitat comme étant un habitat d’intérêt prioritaire (92/43/CEE). Cette conservation
ne peut être envisagée de façon durable sans une connaissance approfondie du fonctionnement de
l’herbier en tant qu’écosystème (DUARTE, 2002). Mais il est aussi important de bien connaitre
l’écophysiologie de la plante elle-même afin de bien appréhender ses réponses à son
environnement et son rôle dans les écosystèmes côtiers.
Selon ALCOVERRO et al. (2001), une bonne connaissance de la dynamique temporelle de
l’allocation de carbone à la croissance, la maintenance ainsi qu’au stockage est cruciale pour la
compréhension des réponses de la plante aux stresses environnementaux et à la dynamique de
production. La dynamique saisonnière des hydrates de carbone non structuraux est critique pour
évaluer les réponses de la plante aux stresses environnementaux (SERRANO et al., 2011). En
effet, le carbone chez les magnoliophytes est stocké sous forme d’hydrates de carbone dit non
structuraux qui englobent les sucres solubles, qui sont des sucres simples, et l’amidon qui est un
polysaccharide.
Cependant peu d’études se sont intéressées à la dynamique saisonnière des réserves d’hydrates de
carbone solubles et d’amidon chez les magnoliophytes marines. Les espèces étudiées incluent
(liste non exhaustive) Zostera marina (BURKHOLDER et al., 1992 ; BURKE et al., 1996 ;
TOUCHETTE et BURKHOLDER, 2002 ; VICHKOVITTEN et al., 2007), Zostera noltei (PIRC,
1989), P. oceanica (PIRC, 1985 et 1989 ; ALCOVERO et al., 2001) ; Cymodocea nodosa (PIRC,
1989), Thalassia testudinum (LEE et DUNTON, 1996) et Thalassia hemprichii (JIANG et al.,
2013), ces travaux datant pour la plupart.
Concernant P. oceanica les travaux menés par PIRC (1985 et 1989), avaient pour objectif de
déterminer le cycle saisonnier des teneurs en sucres solubles et en amidon et de les relier à la
dynamique de croissance de l’espèce. Cependant les mesures faites par cet auteur sont espacées
dans le temps et ne sont pas uniformément réparties sur une année et donc peu représentatives du
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INTRODUCTION
Les herbiers à magnoliophytes figurent parmi les habitats les plus importants des milieux marins
côtiers tropicaux et tempérés, et ce, en raison de la grande biodiversité des espèces qui leur est
associée et des multiples services écologiques qu’ils fournissent (NORDLUND et al., 2016). En
méditerranée, les herbiers à Posidonia oceanica sont les plus répandus, mais ces derniers ont
fortement régressé au cours du 20
ème
siècle en raison des perturbations anthropiques et naturelles
(BOUDOURESQUE et al., 2006a).
Par conséquent, Posidonia oceanica et les herbiers qu’elle forme sont devenus un objectif majeur
de protection et de gestion en méditerranée. En effet, les herbiers de P. oceanica sont classés par
la Directive habitat comme étant un habitat d’intérêt prioritaire (92/43/CEE). Cette conservation
ne peut être envisagée de façon durable sans une connaissance approfondie du fonctionnement de
l’herbier en tant qu’écosystème (DUARTE, 2002). Mais il est aussi important de bien connaitre
l’écophysiologie de la plante elle-même afin de bien appréhender ses réponses à son
environnement et son rôle dans les écosystèmes côtiers.
Selon ALCOVERRO et al. (2001), une bonne connaissance de la dynamique temporelle de
l’allocation de carbone à la croissance, la maintenance ainsi qu’au stockage est cruciale pour la
compréhension des réponses de la plante aux stresses environnementaux et à la dynamique de
production. La dynamique saisonnière des hydrates de carbone non structuraux est critique pour
évaluer les réponses de la plante aux stresses environnementaux (SERRANO et al., 2011). En
effet, le carbone chez les magnoliophytes est stocké sous forme d’hydrates de carbone dit non
structuraux qui englobent les sucres solubles, qui sont des sucres simples, et l’amidon qui est un
polysaccharide.
Cependant peu d’études se sont intéressées à la dynamique saisonnière des réserves d’hydrates de
carbone solubles et d’amidon chez les magnoliophytes marines. Les espèces étudiées incluent
(liste non exhaustive) Zostera marina (BURKHOLDER et al., 1992 ; BURKE et al., 1996 ;
TOUCHETTE et BURKHOLDER, 2002 ; VICHKOVITTEN et al., 2007), Zostera noltei (PIRC,
1989), P. oceanica (PIRC, 1985 et 1989 ; ALCOVERO et al., 2001) ; Cymodocea nodosa (PIRC,
1989), Thalassia testudinum (LEE et DUNTON, 1996) et Thalassia hemprichii (JIANG et al.,
2013), ces travaux datant pour la plupart.
Concernant P. oceanica les travaux menés par PIRC (1985 et 1989), avaient pour objectif de
déterminer le cycle saisonnier des teneurs en sucres solubles et en amidon et de les relier à la
dynamique de croissance de l’espèce. Cependant les mesures faites par cet auteur sont espacées
dans le temps et ne sont pas uniformément réparties sur une année et donc peu représentatives du
