Chapitre III
Résultats et discussions
34
Chez l’anchois, la variation la plus élevée de la forme moyenne entre les populations se retrouve
dans le sens de la longueur de l'otolithe, et plus spécifiquement entre le rostre et l’anti-rostre
ainsi que sur la face ventrale et le post-rostre à un degré moindre.
Les otolithes moyens des régions de Ghazaouet et de Bou-Ismail se démarquent nettement de la
forme de l’excisura, comparés aux autres régions (Fig-21). Bacha et al. (2014) avaient signalé
les mêmes zones de variabilité du contour des otolithes pour l’anchois de la Méditerranée
occidentale.
La zone excisura est la plus profonde pour la région de Ghazaouet, une légère différence a été
observée au niveau du post-rostre entre les populations d’Alger, Annaba, Beni-Saf et les autres
populations. La face dorsale et la face ventrale ne montrent pas de grandes variations entre les
populations.
La première fonction canonique (CAP 1) représente à elle seule 86,5% de la dispersion totale.
Tandis que la deuxième (CAP 2) représente seulement 7,4% de la dispersion totale.
La projection des individus sur le plan défini par l’axe 1 met le groupement de Bou-Ismail et de
Ghazaouet en évidence, les groupes de populations d’Alger, Annaba, Jijel et Beni-Saf se
rapprochent entre eux (Fig-22). Ces populations montrent une similitude de forme. Les
populations de Ghazaouet et de Bou-Ismail présentent alors une forme d’otolithe différente des
autres populations.
Pour E. encrasicolus, plusieurs études ont signalé l’hétérogénéité des stocks de cette espèce et
suggèrent la présence de plus qu’une forme en méditerranée (Magoulas et al., 1996, 2006; Borsa,
2002 ; Messaoud et al., 2011).
Nous regroupons les populations d’anchois de nos côtes en trois groupes. Le premier renferme le
bassin Algéro-provençal (Alger, Annaba, Jijel) avec le stock de Beni-Saf, un deuxième groupe
renfermant la population d’anchois de la baie de Bou-Ismail; un dernier groupe de la mer
d’Alboran (Ghazaouet).
Fage (1911) in Hemida (1987) suggérerait l’existence de deux populations d’anchois :
population d’Atlantique et population méditerranéennes. L’étude de Benmansour (2009) suppose
l’appartenance de la population de Ghazaouet au groupe du bassin Algéro-provençal, étude basée
sur les caractères méristiques au niveau de la région de Ghazaouet. La présente étude sur
l’analyse de forme des otolithes n’est pas en concordance avec ses résultats, puisque nous avons
observé une nette séparation du groupe Ghazaouet. Cependant, les présents résultats sont
semblables à ceux des études génétiques qui soulignent l'isolement de l'anchois de la mer
d'Alboran précisément du secteur de Ghazaouet du reste de la Méditerranée (Chairi et al., 2007 ;
Résultats et discussions
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Chez l’anchois, la variation la plus élevée de la forme moyenne entre les populations se retrouve
dans le sens de la longueur de l'otolithe, et plus spécifiquement entre le rostre et l’anti-rostre
ainsi que sur la face ventrale et le post-rostre à un degré moindre.
Les otolithes moyens des régions de Ghazaouet et de Bou-Ismail se démarquent nettement de la
forme de l’excisura, comparés aux autres régions (Fig-21). Bacha et al. (2014) avaient signalé
les mêmes zones de variabilité du contour des otolithes pour l’anchois de la Méditerranée
occidentale.
La zone excisura est la plus profonde pour la région de Ghazaouet, une légère différence a été
observée au niveau du post-rostre entre les populations d’Alger, Annaba, Beni-Saf et les autres
populations. La face dorsale et la face ventrale ne montrent pas de grandes variations entre les
populations.
La première fonction canonique (CAP 1) représente à elle seule 86,5% de la dispersion totale.
Tandis que la deuxième (CAP 2) représente seulement 7,4% de la dispersion totale.
La projection des individus sur le plan défini par l’axe 1 met le groupement de Bou-Ismail et de
Ghazaouet en évidence, les groupes de populations d’Alger, Annaba, Jijel et Beni-Saf se
rapprochent entre eux (Fig-22). Ces populations montrent une similitude de forme. Les
populations de Ghazaouet et de Bou-Ismail présentent alors une forme d’otolithe différente des
autres populations.
Pour E. encrasicolus, plusieurs études ont signalé l’hétérogénéité des stocks de cette espèce et
suggèrent la présence de plus qu’une forme en méditerranée (Magoulas et al., 1996, 2006; Borsa,
2002 ; Messaoud et al., 2011).
Nous regroupons les populations d’anchois de nos côtes en trois groupes. Le premier renferme le
bassin Algéro-provençal (Alger, Annaba, Jijel) avec le stock de Beni-Saf, un deuxième groupe
renfermant la population d’anchois de la baie de Bou-Ismail; un dernier groupe de la mer
d’Alboran (Ghazaouet).
Fage (1911) in Hemida (1987) suggérerait l’existence de deux populations d’anchois :
population d’Atlantique et population méditerranéennes. L’étude de Benmansour (2009) suppose
l’appartenance de la population de Ghazaouet au groupe du bassin Algéro-provençal, étude basée
sur les caractères méristiques au niveau de la région de Ghazaouet. La présente étude sur
l’analyse de forme des otolithes n’est pas en concordance avec ses résultats, puisque nous avons
observé une nette séparation du groupe Ghazaouet. Cependant, les présents résultats sont
semblables à ceux des études génétiques qui soulignent l'isolement de l'anchois de la mer
d'Alboran précisément du secteur de Ghazaouet du reste de la Méditerranée (Chairi et al., 2007 ;
