Chapitre I
Généralités
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manganèse, sulfures) et par adsorption sur des phases de différentes natures (argiles, matières
organiques, oxydes et hydroxydes de fer et de manganèse)(Gonzalez et al., 1999).
V.4.2. Utilisations du cadmium
Le cadmium est naturellement présent à l’état de traces dans les roches superficielles de l’écorce
terrestre, ce qui en fait un élément plus rare que le mercure et le zinc (in Belabed, 2010).
Il y a deux origines principales de présence de cadmium : le cadmium primaire est
principalement associé au zinc dans les minerais de zinc (blende) (0,01 à 0,05%) et donc sousproduit de la métallurgie du zinc qui donne en moyenne 3 kg de cadmium par tonne de zinc (in
Belabed, 2010).
Le cadmium est également présent dans des minerais de plomb et de cuivre ainsi que dans des
phosphates naturels. Les usages de cadmium se situent principalement en électricité
(accumulateurs), en métallurgie (traitement des surfaces par cadmiage) et dans l’industrie des
matières plastiques (stabilisateur de polymères) (Ramade, 1992). Le cadmium est le produit de
recyclage (accumulateurs Ni/Cd, alliages Cu/Cd, poussières d’aciéries, incinération d’ordures
ménagères.
Dans l’eau, le cadmium provient de l’érosion naturelle, du lessivage des sols (engrais
phosphatés) ainsi que des décharges industrielles et du traitement des effluents industriels et des
mines (in Belabed, 2010).
V.4.3. Propriétés biologiques et toxicité
Contrairement à de nombreux métaux, le cadmium n’a aucun rôle métabolique connu et ne
semble pas biologiquement essentiel ou bénéfique au métabolisme des êtres vivants.
Il remplace parfois le Zn dans des systèmes enzymatiques carencés en Zn chez le plancton (Price
et Morel, 1990 ; Lane et Morel, 2000).
Le cadmium présente des risques chez le consommateur même à de faibles concentrations. Il
tend à s’accumuler dans le cortex rénal sur de très longues périodes (50 ans) où il entraîne une
perte anormale de protéines par les urines (protéinurie) et provoque des dysfonctionnements
urinaires chez les personnes âgées.
Chez l’homme, le phénomène de toxicité aiguë est connu depuis 1950 sous le nom de syndrome
d’Itai-Itai défini par l’association d’une insuffisance rénale avec ostéoporose (déminéralisation et
fragilisation des os) et ostéomalacie (déminéralisation et déformation des os) (in Belabed, 2010).
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