Chapitre I
Généralités
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I. La pollution marine
Plusieurs définitions ont été proposées pour le terme « pollution marine » parmi les quelles, on a
noté :
Leynaud et Verrel (1980) définissent la pollution comme suit : « la notion de la pollution ne se
réfère pas à la pureté des eaux ni même à leurs aptitudes, mais aux modifications de leurs
caractéristiques dues aux actions humaines. Un cours d’eau est considéré comme étant pollué
lorsque la composition ou l’état de ses eaux sont directement ou indirectement modifiées par
l’action de l’homme dans une mesure telle que celles-ci se prêtent moins facilement à toutes les
utilisations aux quelles elles pourraient servir à leur état naturel, ou à certaines d’entre elles ».
Gaujous (1995) a insisté sur la notion de dégradation du milieu. Selon lui, la pollution « résulte
de l’introduction dans un milieu de substances conduisant à son altération ».
La convention de MONTGO-BAY (1982) définit la pollution marine comme suite : «
l’introduction directe ou indirecte, par l’homme, de substances ou d’énergie dans le milieu
marin, y compris les estuaires, lorsqu’elle a ou peut avoir des effets nuisibles tels que les
dommages aux ressources biologiques et à la faune et la flore marine, des risques pour la santé
de l’homme, entrave au activités maritimes, y compris la pèche et les autres utilisations légitimes
de la mer, altération de la qualité de l’eau de mer du point de vue de son utilisation et
dégradation des valeurs d’agrément » (Didane, 2011).
Selon la loi n°03-10 du journal officiel n°43 du 19 juillet 2003 sur la protection de
l’environnement la pollution des eaux est définit comme suite : « l’introduction dans le milieu
aquatique de toute substance susceptible de modifier les caractéristique physiques, chimiques
et/ou biologiques de l’eau et de créer des risques pour la santé de l’homme, de nuire à la faune et
à la flore terrestres et aquatiques, de porter atteinte à l’agrément des sites ou de gêner toute autre
utilisation normale des eaux ». Et donc la pollution prend effet dès qu’un rejet à des
conséquences jugées négatives sur la qualité du milieu récepteur (Gaujous, 1995).
D’après toutes ces différentes définitions, on a distingué que la pollution de l’eau est due
essentiellement aux activités humaines ainsi qu’aux phénomènes naturels ; elle a des effets
multiples qui touchent aussi bien la santé publique que les organismes aquatiques.
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