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Conclusion
L’absence de connaissances sur la raie râpeuse dans le bassin algérien ainsi que le peu
d’informations en Méditerranée, a mené à cette étude concernant plusieurs thèmes : biologie de la
reproduction, régime alimentaire, croissance, exploitation et ce dans la région Est du bassin algérien.
Certains points méritent d’être approfondis avec d’autres études plus importantes en termes
d’échantillonnage et de temps.
L’étude de la reproduction a permis d’observer certains stades de maturité, première étape avant
d’établir une échelle de maturité macroscopique pour chaque sexe en considérant l’aspect et l’état
évolutif du tractus génital ; nous avons pu distinguer trois stades chez les femelles et quatre stades
chez les mâles. En outre, l’examen des stades de maturité sexuelle doit être appuyé par l'étude des
RGS et RHS, d’un suivi annuel et/ou mensuel par rapport à l’irrégularité de la période de ponte, selon
CAPAPE (1974).
L’étude du régime alimentaire confirme les travaux relatifs à l’aspect qualitatif, où les Mollusques,
les Poissons et les Crustacés constituent la nourriture de Raja radula. L’aspect quantitatif montre une
dominance des Crustacés dans les proies ingérées par la raie râpeuse dans la région Est, expliqué par
la disponibilité de nourriture car cette espèce est très sédentaire : CAPAPE (1974) indique que leur
développement se réalise sur place, sans effectuer de déplacement même minime. On peut ajouter
que cette dominance subit des fluctuations en fonction de la taille et des saisons, mais au sein de la
classe des Crustacés elle-même.
Les résultats obtenus pour l’étude de la croissance montrent que R. radula a un coefficient de
croissance faible et une longévité importante ; on observe une différence entre les deux sexes : les
femelles ont une croissance linéaire moins rapide que les mâles pour un poids plus important.
En ce qui concerne l’exploitation par approche monospécifique/monengin, les résultats montrent
une situation actuelle optimale. L’augmentation de l’effort n’apportera aucun gain, ni en production,
ni en valeur marchande ; par contre, elle entraînerait le déclin du stock.
La présente étude a été effectuée pendant la période de janvier à juin 2015 avec un échantillonnage
faible. De ce fait, quelques recommandations peuvent être énoncées pour une meilleure connaissance
de cette espèce de raie. Pour compléter les informations sur la reproduction et le régime alimentaire,
nous préconisons d’étaler l’étude dans l’espace et dans le temps (au moins une année, en fonction des
saisons) avec la possibilité de travailler sur un échantillon plus important (campagnes
d’échantillonnage dans tout le bassin algérien) et l’utilisation de toutes les données possibles. Pour
compléter nos informations sur l’exploitation, une approche mixte, multiengin apportera certainement
des résultats plus précis (approche écosystémique).
Conclusion
L’absence de connaissances sur la raie râpeuse dans le bassin algérien ainsi que le peu
d’informations en Méditerranée, a mené à cette étude concernant plusieurs thèmes : biologie de la
reproduction, régime alimentaire, croissance, exploitation et ce dans la région Est du bassin algérien.
Certains points méritent d’être approfondis avec d’autres études plus importantes en termes
d’échantillonnage et de temps.
L’étude de la reproduction a permis d’observer certains stades de maturité, première étape avant
d’établir une échelle de maturité macroscopique pour chaque sexe en considérant l’aspect et l’état
évolutif du tractus génital ; nous avons pu distinguer trois stades chez les femelles et quatre stades
chez les mâles. En outre, l’examen des stades de maturité sexuelle doit être appuyé par l'étude des
RGS et RHS, d’un suivi annuel et/ou mensuel par rapport à l’irrégularité de la période de ponte, selon
CAPAPE (1974).
L’étude du régime alimentaire confirme les travaux relatifs à l’aspect qualitatif, où les Mollusques,
les Poissons et les Crustacés constituent la nourriture de Raja radula. L’aspect quantitatif montre une
dominance des Crustacés dans les proies ingérées par la raie râpeuse dans la région Est, expliqué par
la disponibilité de nourriture car cette espèce est très sédentaire : CAPAPE (1974) indique que leur
développement se réalise sur place, sans effectuer de déplacement même minime. On peut ajouter
que cette dominance subit des fluctuations en fonction de la taille et des saisons, mais au sein de la
classe des Crustacés elle-même.
Les résultats obtenus pour l’étude de la croissance montrent que R. radula a un coefficient de
croissance faible et une longévité importante ; on observe une différence entre les deux sexes : les
femelles ont une croissance linéaire moins rapide que les mâles pour un poids plus important.
En ce qui concerne l’exploitation par approche monospécifique/monengin, les résultats montrent
une situation actuelle optimale. L’augmentation de l’effort n’apportera aucun gain, ni en production,
ni en valeur marchande ; par contre, elle entraînerait le déclin du stock.
La présente étude a été effectuée pendant la période de janvier à juin 2015 avec un échantillonnage
faible. De ce fait, quelques recommandations peuvent être énoncées pour une meilleure connaissance
de cette espèce de raie. Pour compléter les informations sur la reproduction et le régime alimentaire,
nous préconisons d’étaler l’étude dans l’espace et dans le temps (au moins une année, en fonction des
saisons) avec la possibilité de travailler sur un échantillon plus important (campagnes
d’échantillonnage dans tout le bassin algérien) et l’utilisation de toutes les données possibles. Pour
compléter nos informations sur l’exploitation, une approche mixte, multiengin apportera certainement
des résultats plus précis (approche écosystémique).
