Chapitre II
Faisabilité géomorphologique et classification des plages de la zone d’étude
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Figure 39 : Evolution du trait de côte le long de la zone d’étude entre 1959 et 2017.
La figure 41 présente une synthèse statistique sur les taux nets d’évolutions mesurés EPR le
long de la zone d’étude, et une classification des plages en termes d’aléa par rapport à
l’érosion côtière.
Cette analyse a abouti à l’identification de 10 plages en état d’érosion :
 La baie de Bouismail
La plage Khaloufi 01 : Elle est à l’extrémité de l’oued Mazafran, on dénote un recul de
l’ordre de 87.8 m entre 1959 et 2017, elle représente le taux de recul le plus important de la
zone avec une moyenne annuelle de -0.68 m/an, un maximum de recul de -1.52 m/an et un
minimum de -0.17 m/an. Ce recul est dû à l’arrachage des sédiments de la plage par le fort
débit de l’Oued (Figure 40.1).
La plage Khaloufi 02 et Champs de Tir : Elles aussi connaissent une érosion dramatique
comparé à la plage Khaloufi 01 sur tous les transects avec respectivement un taux de recul
moyen de -0.46 m/an et -0.33 m/an. L’attaque frontale de la mer et la dégradation des dunes
de l’arrière-pays sont deux facteurs importants qui gouvernent cette situation (Figure 4.2).
La plage Familiale et Sable d’or : Ces deux plages connaissent des variations dans les deux
sens, un recul annuel maximal respectivement de -0.7 m/an et -0.19 m/an sur quelques
transects, au niveau des autres transects le taux d’accrétion n’arrive pas à mettre en équilibre
les deux plages. Cette situation a abouti à un taux de recul moyen de -0.18 m/an et -0.06 m/an
respectivement.
 La baie d’El Djamila
Le secteur des plages El Riadh, El Menzeh, Moretti et El Sheraton : la présente étude
montre la tendance négative d‘évolution des quatre plages avec un taux de recul maximal de
0.6 m/an pour les deux premières qui connaissent une alternance entre avancement et recul,
une situation logique avec la présence de 03 épis qui diminuent la virulence de l’attaque de la
houle d’une part et bloquent le transit littoral d’autre part (figure 40.3 et 40.4.) La plage
Moretti et Sheraton ont aussi le même comportement érosif avec un taux de recul maximal de
0.5 m/an.
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