Résultats et discussion
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La caractérisation moléculaire par PCR de la résistance a permis de mettre en évidence la
présence de gènes de béta-lactamases chez des souches d'entérobactéries, ce mécanisme
est généralement de nature "acquis" (Cohen et al., 2016).
Quatre souches d'E. coli, une de C. freundii et une de K. pneumoniae étaient porteuses du
gène bla TEM. Celui-ci confère une résistance à bas niveau aux béta-lactamines, qui peut
devenir de haut niveau suite à une hyperproduction ou à la survenue de mutations
ponctuelles (Cavallo et al., 2004). Ce type d’enzyme est fréquemment retrouvées chez E.
coli et K. pneumoniae (Sinha et al., 2007; Nasehi et al., 2010).
Deux souches de K. pneumoniae ont été positives pour le gène bla SHV. C’est une enzyme
naturelle chez cette espèce, elle lui confère une résistance naturelle à bas niveau aux
pénicillines. Par ailleurs, cette enzyme peut conférer des résistances de haut niveau par
hyperproduction ou mutation (Bradford et al., 2001). Ces enzymes sont couramment
décrites en milieu hospitalier et dans l’environnement, parfois en association avec TEM
(Bradford, 2001).
Une souche de K .pneumoniae, isolée du mulet, a été trouvée productrice d’une bétalactamase à spectre élargi du groupe 1 de la famille CTX-M, non transférable par
conjugaison. Ce type d’enzymes est prédominant en Algérie et de par le monde (Canton et
Coque, 2006). Il a été retrouvé chez K. pneumoniae d’origine clinique à Alger (Messai et
al., 2008) et d’origine environnementale au niveau des eaux usées et des eaux traitées
d’une station d’épuration des eaux usées (Boumerdes) (Alouache et al., 2014). Il a
également été rapporté chez E. coli isolée des eaux de baignades à Ain Chrob (Alger)
(Alouache et al., 2012). Peu d’études ont concerné l’environnement et le poisson sauvage,
Moremi et al. (2016) ont rapporté une première étude sur l’épidémiologie et la
prédominance de CTX-M-15 dans l’environnement et les poissons du lac Victoria
(Tanzanie). La présence du gène TEM chez cette même souche est en accord avec les très
nombreux travaux en clinique qui ont signalé la coexpression de CTX-M et TEM, ainsi
que d’autres phénotypes de résistance, telle que la résistance aux aminosides, quinolones et
sulfamides (Peirano and Pitout, 2010; Amaya et al., 2011). Les enzymes CTX-M sont
caractérisées par une prédominance et une dissémination massive chez les entérobactéries
(Canton et Coque, 2006). Actuellement, c’est le type de BLSE le plus distribué chez E. coli
d’origine clinique (Brigante et al., 2005 ; Hopkins et al., 2006 ; Fam et El-Damarawy,
2008 ; Song et al., 2009 ; Isaiah et al., 2011) et animale (Li et al., 2007; Machado et al.,
2008). La présence de ce mécanisme de résistance chez une entérobactérie isolée du mulet
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La caractérisation moléculaire par PCR de la résistance a permis de mettre en évidence la
présence de gènes de béta-lactamases chez des souches d'entérobactéries, ce mécanisme
est généralement de nature "acquis" (Cohen et al., 2016).
Quatre souches d'E. coli, une de C. freundii et une de K. pneumoniae étaient porteuses du
gène bla TEM. Celui-ci confère une résistance à bas niveau aux béta-lactamines, qui peut
devenir de haut niveau suite à une hyperproduction ou à la survenue de mutations
ponctuelles (Cavallo et al., 2004). Ce type d’enzyme est fréquemment retrouvées chez E.
coli et K. pneumoniae (Sinha et al., 2007; Nasehi et al., 2010).
Deux souches de K. pneumoniae ont été positives pour le gène bla SHV. C’est une enzyme
naturelle chez cette espèce, elle lui confère une résistance naturelle à bas niveau aux
pénicillines. Par ailleurs, cette enzyme peut conférer des résistances de haut niveau par
hyperproduction ou mutation (Bradford et al., 2001). Ces enzymes sont couramment
décrites en milieu hospitalier et dans l’environnement, parfois en association avec TEM
(Bradford, 2001).
Une souche de K .pneumoniae, isolée du mulet, a été trouvée productrice d’une bétalactamase à spectre élargi du groupe 1 de la famille CTX-M, non transférable par
conjugaison. Ce type d’enzymes est prédominant en Algérie et de par le monde (Canton et
Coque, 2006). Il a été retrouvé chez K. pneumoniae d’origine clinique à Alger (Messai et
al., 2008) et d’origine environnementale au niveau des eaux usées et des eaux traitées
d’une station d’épuration des eaux usées (Boumerdes) (Alouache et al., 2014). Il a
également été rapporté chez E. coli isolée des eaux de baignades à Ain Chrob (Alger)
(Alouache et al., 2012). Peu d’études ont concerné l’environnement et le poisson sauvage,
Moremi et al. (2016) ont rapporté une première étude sur l’épidémiologie et la
prédominance de CTX-M-15 dans l’environnement et les poissons du lac Victoria
(Tanzanie). La présence du gène TEM chez cette même souche est en accord avec les très
nombreux travaux en clinique qui ont signalé la coexpression de CTX-M et TEM, ainsi
que d’autres phénotypes de résistance, telle que la résistance aux aminosides, quinolones et
sulfamides (Peirano and Pitout, 2010; Amaya et al., 2011). Les enzymes CTX-M sont
caractérisées par une prédominance et une dissémination massive chez les entérobactéries
(Canton et Coque, 2006). Actuellement, c’est le type de BLSE le plus distribué chez E. coli
d’origine clinique (Brigante et al., 2005 ; Hopkins et al., 2006 ; Fam et El-Damarawy,
2008 ; Song et al., 2009 ; Isaiah et al., 2011) et animale (Li et al., 2007; Machado et al.,
2008). La présence de ce mécanisme de résistance chez une entérobactérie isolée du mulet
