CONCLUSION
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Ce mémoire avait pour objectif de déterminer l’état de pollution du littoral Algérois (Baie
d’Alger et Baie de Bou-Ismail) par les hydrocarbures polyaromatiques dissous / dispersés dans
l’eau de mer.
Il a fallu dans un premier temps définir la notion de pollution marine, ses types et sources, définir
les descripteurs du milieu marin ainsi que la notion d’hydrocarbures polyaromatiques, leurs
sources, propriétés, comportement et impacts dans le milieu marin.
Ensuite, il convient de présenter la zone d’étude et ses caractéristiques pour avoir une idée sur les
sources de pollution possibles par les HAP.
Après une étape de traitement des échantillons, issus des différentes stations choisies selon une
stratégie d’échantillonnage bien définie et au moyen de leur analyse par spectrofluorométrie UV,
il a été possible d’obtenir les résultats de la contamination des eaux de surface de la zone
d’étude par les HAP.
Les résultats de l’analyse montrent que les HAP sont présents en faibles concentrations au
niveau de toute la zone d’étude avec une moyenne de 0,87 µg/l. La distribution de ces
concentrations était très variable, où l’influence des oueds et ports était très marquée.
L’analyse corrélative entre les concentrations en HAP et les autres paramètres (T, S, OD) montre
l’effet de ces derniers sur la présence des HAP dans le milieu marin, de sorte que la température
et l’oxygénation du milieu jouent les rôles les plus importants.
La baie d’Alger représente un réceptacle de plusieurs types de pollutions provenant des
perturbations anthropiques intenses, avec deux sources de contamination principales : Oued El
Harrach et le port d’Alger. On s’attend alors à avoir une forte pollution par les HAP comme déjà
prouvé dans plusieurs études antérieures. Or que le suivi temporel des concentrations en HAP
dans les eaux de surface de cette baie a permis de conclure que la pollution par ces substances a
remarquablement diminué grâce aux travaux d'assainissement et d'aménagement d'Oued El
Harrach ainsi qu’à la diminution du trafic maritime au niveau du port d’Alger.
Quant à la baie de Bou-Ismail, elle est considérée comme une zone touristique soumise aux
rejets d’eaux usées domestiques et caractérisée par une activité industrielle très limitée et des
oueds (Mazafran, Nador, Beni Messous) qui transportent les effluents non traités vers l’eau de
mer. Le suivi temporel montre que la pollution de cette baie a légèrement augmenté vu
l’augmentation des rejets domestiques provenant de la forte urbanisation dans ces dernières
années ainsi qu’aux rejets non traités provenant des unités industrielles présentes dans cette
région.
Donc cette étude a montré que l’état de pollution des eaux de surface a été inversé de sorte que
la baie d’Alger va vers une diminution de la pollution par les HAP alors que la baie de BouIsmail risque une augmentation de cette pollution.
Cependant, l’analyse de la matrice eau ne permet pas de bien juger l’état de santé d’une zone par
rapport à la pollution par les hydrocarbures. Et pour une meilleure appréciation, une analyse de
ces contaminants dans les matrices sédiment et biote (en tant qu'un bio-indicateur) est
recommandée du fait de leur longue mémoire et de leur stabilité relative.
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