1
Introduction
Les pleuronectiformes communément appelés poissons plats ont toujours joué un rôle économique
important dans les pêches mondiales. En Algérie, cet ordre est représenté par 25 espèces
appartenant à cinq familles différentes (Alili, 2007), parmi lesquelles, les Soleidés qui sont des
poissons osseux caractérisés par un corps ovale fortement comprimé, une dissymétrie oculaire et
par leurs nageoires médianes s’étendant tout le long du corps. Malgré les différents travaux réalisés
sur cette famille, plusieurs genre et espèces sont encore mal définis. En effet un problème relatif à
la classification taxonomique de ces espèces de grandes profondeurs a été constamment posé. La
systématique des Soléidés reste très confuse tout particulièrement au niveau génétique et, plusieurs
fois, le même nom été attribué à des sous-genres et même à des genres différents (Torchio, 1973).
Parmi les genres de cette famille, nous nous somme intéressé au genre Bathysolea. Très peu de
travaux ont été réalisés sur la systématique du genre Bathysolea, on peut citer les travaux de Blache
et al. (1970), Chabanaud (1950), Alili (1988), Desoutter et Quéro (1990), et Desoutter et Chapleau
(1997), Benzaoui et Boutalha (2016), ces derniers auteurs ont laissé une ambigüité sur l’existence
d’une ou plusieurs espèces dans les côtes algériennes, de par le nombre de formes et de livrées
observées, ces observations n’ont pas été décrites antérieurement par la bibliographie, ou souvent
on décrit deux formes d’individus.
Les objectifs de cette étude étaient de clarifier, de discuter le statut taxonomique du genre
Bathysolea, de fournir de nouvelles descriptions ostéologiques et examiner le monophylétisme du
genre en vérifiant que ses espèces possèdent des caractères communs propre au genre Bathysolea.
Outre la morphologie, la morphométrie et le comptage méristique, nous avons réalisé une étude
ostéologique par une description sommaire du neurocrâne et détailléé du splanchnocrâne en ciblant
quatre pièces osseuses à savoir l’operculaire, l’interoperculaire, l’urohyal et les otolithes. Les trois
premières ont fait l’objet de mesure numérique afin d’être analyser statistiquement par une
méthode multidimensionnelle.
Notons qu’il existe plusieurs études descriptives qualitatives de l'urohyal chez les poissons, par
exemple Aprieto (1974) sur certaines espèces de Carangidae, Sato et al. (1988) sur les Clupeidae,
et De La Cruz-Aguero et Chollet-Villalpando (2012) sur différentes espèces de Gerreidae.
Cependant, dans la plupart des études, les informations quantitatives sur l'urohyal sont très
limitées, bien qu'elles soient souvent diagnostiques (Chollet-Villalpando et al., 2014) et variables
(Kusaka, 1974; Esmaeili et Teimori, 2006).
Après la description de la zone et avoir revue les informations bibliographiques sur la description
des espèces du genre dans un premier chapitre, nous avons expliqué les différentes méthodes
utilisées, dans le deuxième chapitre. La dernière partie du mémoire exposera les résultats obtenus.
Introduction
Les pleuronectiformes communément appelés poissons plats ont toujours joué un rôle économique
important dans les pêches mondiales. En Algérie, cet ordre est représenté par 25 espèces
appartenant à cinq familles différentes (Alili, 2007), parmi lesquelles, les Soleidés qui sont des
poissons osseux caractérisés par un corps ovale fortement comprimé, une dissymétrie oculaire et
par leurs nageoires médianes s’étendant tout le long du corps. Malgré les différents travaux réalisés
sur cette famille, plusieurs genre et espèces sont encore mal définis. En effet un problème relatif à
la classification taxonomique de ces espèces de grandes profondeurs a été constamment posé. La
systématique des Soléidés reste très confuse tout particulièrement au niveau génétique et, plusieurs
fois, le même nom été attribué à des sous-genres et même à des genres différents (Torchio, 1973).
Parmi les genres de cette famille, nous nous somme intéressé au genre Bathysolea. Très peu de
travaux ont été réalisés sur la systématique du genre Bathysolea, on peut citer les travaux de Blache
et al. (1970), Chabanaud (1950), Alili (1988), Desoutter et Quéro (1990), et Desoutter et Chapleau
(1997), Benzaoui et Boutalha (2016), ces derniers auteurs ont laissé une ambigüité sur l’existence
d’une ou plusieurs espèces dans les côtes algériennes, de par le nombre de formes et de livrées
observées, ces observations n’ont pas été décrites antérieurement par la bibliographie, ou souvent
on décrit deux formes d’individus.
Les objectifs de cette étude étaient de clarifier, de discuter le statut taxonomique du genre
Bathysolea, de fournir de nouvelles descriptions ostéologiques et examiner le monophylétisme du
genre en vérifiant que ses espèces possèdent des caractères communs propre au genre Bathysolea.
Outre la morphologie, la morphométrie et le comptage méristique, nous avons réalisé une étude
ostéologique par une description sommaire du neurocrâne et détailléé du splanchnocrâne en ciblant
quatre pièces osseuses à savoir l’operculaire, l’interoperculaire, l’urohyal et les otolithes. Les trois
premières ont fait l’objet de mesure numérique afin d’être analyser statistiquement par une
méthode multidimensionnelle.
Notons qu’il existe plusieurs études descriptives qualitatives de l'urohyal chez les poissons, par
exemple Aprieto (1974) sur certaines espèces de Carangidae, Sato et al. (1988) sur les Clupeidae,
et De La Cruz-Aguero et Chollet-Villalpando (2012) sur différentes espèces de Gerreidae.
Cependant, dans la plupart des études, les informations quantitatives sur l'urohyal sont très
limitées, bien qu'elles soient souvent diagnostiques (Chollet-Villalpando et al., 2014) et variables
(Kusaka, 1974; Esmaeili et Teimori, 2006).
Après la description de la zone et avoir revue les informations bibliographiques sur la description
des espèces du genre dans un premier chapitre, nous avons expliqué les différentes méthodes
utilisées, dans le deuxième chapitre. La dernière partie du mémoire exposera les résultats obtenus.
