Chapitre III
Résultats et discussions
37
En comparant avec les travaux de Dessoutter et Chapleau (1997) et Alili (1988), nous remarquons
que la morphologie générale des pièces que nous avons prélevée est plus proche de l’urohyal de
B. profundicola décrit par Alili (1988) qui a réalisé ses travaux dans le bassin algérien. Dessoutter
et Chapleau (1997) ont présenté l’urohyal de deux espèces du genre Bathysolea originaires du
Sénégal. Celui de B. profundicola diffère par son extrémité postérieure qui se termine par une
pointe et sa branche pelvienne qui est très courte, nous constatons ainsi la particularité de l’urohyal
de Bathysolea polli, il a une branche ventrale réduite, un bord postérieur plus au moins arrondi et
une branche dorsale peu large (Fig III.7).
L'os urohyal, situé dans la partie centrale du squelette mandibulaire, joue un rôle important dans
le mécanisme d'ouverture-fermeture de la bouche des poissons et est considéré comme une
synapomorphie chez les poissons téléostéens (Chollet-Villalpando et al., 2014). Une
synapomorphie détermine ainsi un groupe monophylétique strict, ou clade -seul groupe reconnu
par la cladistique. Toutefois tous les descendants peuvent ne pas partager ce caractère, en cas de
dérive ultérieure de celui-ci constituant alors une nouvelle apomorphie.
La description de cette structure dans différents groupes de poissons remonte à Cuvier (1835). La
morphologie de l'urohyal est utilisée à des fins taxonomiques et phylogénétiques pour plusieurs
espèces de poissons. Kusaka (1974) et Esmaeili et Teymouri (2006) indiquent que les différences
morphologiques dans l'urohyal peuvent être identifié même au niveau de l'espèce. Dailleur, la
morphologie des os urohyals et d'autres structures osseuses a été utilisée dans la description d'une
sous-espèce du genre Merluccius (Lloris et al., 2003).
Figure III. 7. Urohyal de : (A) Bathysolea profundicola (Alili, 1988), (B) Bathysolea polli, (C)
Bathysolea profundicola (Dessoutter et chapleau, 1997).
A
B
C
3 mm
5 mm
Branche dorsale
Branche ventrale
Branche dorsale
Branche
ventrale
Branche cardiaque
Lame cardiopelvienne
Résultats et discussions
37
En comparant avec les travaux de Dessoutter et Chapleau (1997) et Alili (1988), nous remarquons
que la morphologie générale des pièces que nous avons prélevée est plus proche de l’urohyal de
B. profundicola décrit par Alili (1988) qui a réalisé ses travaux dans le bassin algérien. Dessoutter
et Chapleau (1997) ont présenté l’urohyal de deux espèces du genre Bathysolea originaires du
Sénégal. Celui de B. profundicola diffère par son extrémité postérieure qui se termine par une
pointe et sa branche pelvienne qui est très courte, nous constatons ainsi la particularité de l’urohyal
de Bathysolea polli, il a une branche ventrale réduite, un bord postérieur plus au moins arrondi et
une branche dorsale peu large (Fig III.7).
L'os urohyal, situé dans la partie centrale du squelette mandibulaire, joue un rôle important dans
le mécanisme d'ouverture-fermeture de la bouche des poissons et est considéré comme une
synapomorphie chez les poissons téléostéens (Chollet-Villalpando et al., 2014). Une
synapomorphie détermine ainsi un groupe monophylétique strict, ou clade -seul groupe reconnu
par la cladistique. Toutefois tous les descendants peuvent ne pas partager ce caractère, en cas de
dérive ultérieure de celui-ci constituant alors une nouvelle apomorphie.
La description de cette structure dans différents groupes de poissons remonte à Cuvier (1835). La
morphologie de l'urohyal est utilisée à des fins taxonomiques et phylogénétiques pour plusieurs
espèces de poissons. Kusaka (1974) et Esmaeili et Teymouri (2006) indiquent que les différences
morphologiques dans l'urohyal peuvent être identifié même au niveau de l'espèce. Dailleur, la
morphologie des os urohyals et d'autres structures osseuses a été utilisée dans la description d'une
sous-espèce du genre Merluccius (Lloris et al., 2003).
Figure III. 7. Urohyal de : (A) Bathysolea profundicola (Alili, 1988), (B) Bathysolea polli, (C)
Bathysolea profundicola (Dessoutter et chapleau, 1997).
A
B
C
3 mm
5 mm
Branche dorsale
Branche ventrale
Branche dorsale
Branche
ventrale
Branche cardiaque
Lame cardiopelvienne
