CHAPITRE 2 : MÉTHODES D’ÉTUDE
17
2.3. Ethologie de Symphodus roissali par le suivi du milieu in situ
Le comptage visuel des poissons est une technique non destructrice initiée dans les années 1970
(HARMELIN- VIVIEN et HARMELIN, 1975) et développée dans le milieu des années 1980
(HARMELIN-VIVIEN et al. 1985) pour étudier les peuplements de poissons, permettant ainsi une
observation rapprochée en milieu naturel. Les poissons de la famille des labridés constituent des
sujets rêvés pour les recherches in situ.
L’écoéthologie peut essentiellement se résumer en une question : comment un comportement ou
une structure sociale contribuent-ils à la survie de l’individu et de sa lignée au sein de sa population
(RUWET, 1969 ; CLUTTON, BROCK et HARVEY 1978 ; KREBS et DAVIES, 1981 ;
LEJEUNE ,1985). Chaque espèce de poisson à un comportement propre qui la rend plus au moins
aisément et régulièrement observable (HARMELIN-VIVIEN et HARMELIN, 1975).
2.3.1. Technique d’observation et de suivi in situ (PMT)
Le travail présenté ici a pour objectif principal d’étudier le comportement de Symphodus roissali
sur la base des observations in situ. Ces observations sont réalisées sur la base du suivi en milieu
naturel par prospections en Palmes Masque et Tuba (PMT). Simple et rapide, c’est un procédé se
basant sur le parcours de transects en nage, sur des petits fonds (< 6-10 m) et le comptage des
poissons rencontrés en tenant compte du nombre, de la taille des individus et de leur comportement
vis-à-vis de l’habitat. Les transects correspondent à des couloirs, plus longs que larges, de surface
connue (HARMELIN-VIVIEN et al. 1985). On a procéder comme suit, en déroulant tout d’abord
une corde, de 30 m, tendue en surface et lestées de part et d’autre par des flotteurs. Les poissons
sont ensuite observés et dénombrés en un couloir de 30 m de long et de 5m de large, qui
correspondent, approximativement, à la largeur balayée par les bras déployés du plongeur, et ce
pendant 3 minute de nage (figure 2.5). Une plaque en plastique PVC, surmonté d’une règle
graduée en aluminium, a servi de support pour noter l’effectif, la taille approximative et le
comportement des espèces ciblées.
Une des conditions premières de la validité d'un travail in situ est la reconnaissance des espèces
par l'observateur. Elle ne peut se faire avec aisence qu'après un entraînement sérieux dans le milieu.
Par exemple, on observe chez certaines espèces de poissons des patrons de coloration éphémères,
n'apparaissant que sur l'animal vivant et disparaissant après la mort, qui ne sont pas représentés
dans la littérature (HARMELIN-VIVIEN et al. 1985). Tel est le cas pour S. roissali.
17
2.3. Ethologie de Symphodus roissali par le suivi du milieu in situ
Le comptage visuel des poissons est une technique non destructrice initiée dans les années 1970
(HARMELIN- VIVIEN et HARMELIN, 1975) et développée dans le milieu des années 1980
(HARMELIN-VIVIEN et al. 1985) pour étudier les peuplements de poissons, permettant ainsi une
observation rapprochée en milieu naturel. Les poissons de la famille des labridés constituent des
sujets rêvés pour les recherches in situ.
L’écoéthologie peut essentiellement se résumer en une question : comment un comportement ou
une structure sociale contribuent-ils à la survie de l’individu et de sa lignée au sein de sa population
(RUWET, 1969 ; CLUTTON, BROCK et HARVEY 1978 ; KREBS et DAVIES, 1981 ;
LEJEUNE ,1985). Chaque espèce de poisson à un comportement propre qui la rend plus au moins
aisément et régulièrement observable (HARMELIN-VIVIEN et HARMELIN, 1975).
2.3.1. Technique d’observation et de suivi in situ (PMT)
Le travail présenté ici a pour objectif principal d’étudier le comportement de Symphodus roissali
sur la base des observations in situ. Ces observations sont réalisées sur la base du suivi en milieu
naturel par prospections en Palmes Masque et Tuba (PMT). Simple et rapide, c’est un procédé se
basant sur le parcours de transects en nage, sur des petits fonds (< 6-10 m) et le comptage des
poissons rencontrés en tenant compte du nombre, de la taille des individus et de leur comportement
vis-à-vis de l’habitat. Les transects correspondent à des couloirs, plus longs que larges, de surface
connue (HARMELIN-VIVIEN et al. 1985). On a procéder comme suit, en déroulant tout d’abord
une corde, de 30 m, tendue en surface et lestées de part et d’autre par des flotteurs. Les poissons
sont ensuite observés et dénombrés en un couloir de 30 m de long et de 5m de large, qui
correspondent, approximativement, à la largeur balayée par les bras déployés du plongeur, et ce
pendant 3 minute de nage (figure 2.5). Une plaque en plastique PVC, surmonté d’une règle
graduée en aluminium, a servi de support pour noter l’effectif, la taille approximative et le
comportement des espèces ciblées.
Une des conditions premières de la validité d'un travail in situ est la reconnaissance des espèces
par l'observateur. Elle ne peut se faire avec aisence qu'après un entraînement sérieux dans le milieu.
Par exemple, on observe chez certaines espèces de poissons des patrons de coloration éphémères,
n'apparaissant que sur l'animal vivant et disparaissant après la mort, qui ne sont pas représentés
dans la littérature (HARMELIN-VIVIEN et al. 1985). Tel est le cas pour S. roissali.
