CHAPITRE 1 : GENÉRALITÉS
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1.2.2. Description et caractères distinctifs
Les labres représentent environ 500 espèces réparties dans le monde entier (LEJEUNE, 1985). Ils
sont marins, ovipares et côtiers, fréquentant les fonds rocheux, les récifs de coraux et les herbiers.
Les labridés ont un corps oblong, comprimé latéralement, la tête peut être courte et haute à profil
antérieur obtus, ou bien longue et basse à profil antérieure aigu. La bouche des Labridae est plus
ou moins protractile à lèvres épaisses, dont la supérieure à plis obliques sur sa face interne et
l’inférieure à repli semi-lunaire externe recouvrant la mandibule.
L’espèce Symphodus roissali présente un corps ovale et haut, la tête avec museau avancé ; une
bouche protractile munies de dents petits, coniques en une seule rangée à chaque mâchoire.
12 à 15 branchiospines sur le premier arc branchial. Nageoire dorsale à 14-16 épines et 8-10 rayons
mous, l’anale à 3 épines et 8-10 rayons mous. 30
à 35 écailles sur la ligne latérale. (DIEUZEIDE et
al. 1955 ; FICHER et al. 1987).
Espèce fortement dichroïque, il existe de grandes
différences, au point de vue de la coloration, entre
les mâles et les femelles. Les mâles sont
brillamment colorés et leur papille est beaucoup plus petite et incolore que celle des femelles qui
est souvent très développée et de couleur bleu noirâtre (QUIGNARD, 1966). Les mâles de la phase
initiale possèdent un ocelle operculaire plus grand et plus coloré. (DIEUZEIDE et al. 1955 ;
FICHER et al. 1987). L’aire operculaire est sans écailles plus sombre, brune ou noirâtre de la
même couleur que les autres taches et rayures de la tête, une tache noire à la base de la caudale,
sur la tête et le corps. Généralement, on reconnait ce poisson grâce à des taches sombres plus au
moins alignées formant 3 à 5 bandes traversant le corps verticalement. Ou parfois 5 taches
sombres, plus ou moins estompées, sur la dorsale. Les individus se caractérisent par la présence
d'une bande sombre sur le museau reliant les yeux ainsi que quelques lignes obliques sur les joues.
 Noms vernaculaires
Anglais : Five-spotted wrasse, Français : Crénilabre à cinq taches, Nationaux : sabonero (Oran) ;
tordo (DIEUZEIDE et al. 1955).
 Etymologie
Symphodus : du grec ‘symphysis‘, jonction naturelle, ensemble et ‘odont’ dent. Dents fusionnées
à chaque mâchoire. roissali : vient de Clément Roissal (ou Roassal), peintre niçois (1781-1850).
Ami du naturaliste Antoine Risso dont il aurait illustré certains ouvrages, celui-ci lui a en retour
dédié le nom du crénilabre à cinq taches (WHITEHEAD et al., 1986).
Figure 1. 2 : S. roissali
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Contribution à l’étude de Symphodus roissali (Risso, 1810) des côtes centres du bassin algérien - 13/66

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