Introduction générale
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1 Introduction Générale
Les écosystèmes marins côtiers sont des milieux de plus en plus affectés par les
activités humaines : la croissance démographique, le développement économique
(agriculture, industrie, tourisme) et les changements climatiques qui menacent de détruire
leur équilibre et la biodiversité qu’ils renferment (Amara, 2010 ; Barbier et al., 2011 ;
Mermex Group, 2011 ; Pergent et al., 2014). En Méditerranée, l’augmentation de la
pression humaine a principalement engendré la modification des habitats,
l’appauvrissement de la biodiversité, l’eutrophisation, l’augmentation de la turbidité,
l’érosion côtière et l’introduction d’espèces allochtones (Lasagna et al., 2011 ; Mermex
Group, 2011).
Par ailleurs, les impacts cumulés de ces pressions sont régis par des interactions
complexes - souvent mal connues - et ne peuvent donc pas être étudiés sur la seule base de
la connaissance de la composition chimique des eaux : le meilleur reflet de l’état de santé
d’un milieu est fourni par les caractéristiques biologiques des communautés qui y vivent
(Reyjol et al., 2012). L’utilisation de bioindicateurs choisis au sein des communautés
marines affectées, représente un des moyens d’évaluer l’impact du développement humain
sur les écosystèmes marins et de prévenir les situations critiques par la mise en place
d’outils de restauration et de conservation (Burger, 2006 ; Le Moal, 2012).
Les indicateurs biologiques fournissent des informations intégrées et synthétiques car
ils permettent d’apprécier de manière fiable et rapide la qualité globale du milieu, et de
suivre son évolution sur de longues périodes de temps (Pergent-Martini, 2000). Le
développement et l’application d’indicateurs biologiques capables de renseigner sur l’état
écologique des masses d’eau côtières méditerranéennes a connu un certain essor, depuis
l’adoption de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) par le Parlement et le Conseil européen
en décembre 2000. Les indicateurs biologiques retenus sont les invertébrés benthiques, le
phytoplancton, les macroalgues et les magnoliophytes marines ; dénommés éléments de
qualité biologique (Biological Quality Elements - BQE) (Lopez Y Royo, 2008).
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1 Introduction Générale
Les écosystèmes marins côtiers sont des milieux de plus en plus affectés par les
activités humaines : la croissance démographique, le développement économique
(agriculture, industrie, tourisme) et les changements climatiques qui menacent de détruire
leur équilibre et la biodiversité qu’ils renferment (Amara, 2010 ; Barbier et al., 2011 ;
Mermex Group, 2011 ; Pergent et al., 2014). En Méditerranée, l’augmentation de la
pression humaine a principalement engendré la modification des habitats,
l’appauvrissement de la biodiversité, l’eutrophisation, l’augmentation de la turbidité,
l’érosion côtière et l’introduction d’espèces allochtones (Lasagna et al., 2011 ; Mermex
Group, 2011).
Par ailleurs, les impacts cumulés de ces pressions sont régis par des interactions
complexes - souvent mal connues - et ne peuvent donc pas être étudiés sur la seule base de
la connaissance de la composition chimique des eaux : le meilleur reflet de l’état de santé
d’un milieu est fourni par les caractéristiques biologiques des communautés qui y vivent
(Reyjol et al., 2012). L’utilisation de bioindicateurs choisis au sein des communautés
marines affectées, représente un des moyens d’évaluer l’impact du développement humain
sur les écosystèmes marins et de prévenir les situations critiques par la mise en place
d’outils de restauration et de conservation (Burger, 2006 ; Le Moal, 2012).
Les indicateurs biologiques fournissent des informations intégrées et synthétiques car
ils permettent d’apprécier de manière fiable et rapide la qualité globale du milieu, et de
suivre son évolution sur de longues périodes de temps (Pergent-Martini, 2000). Le
développement et l’application d’indicateurs biologiques capables de renseigner sur l’état
écologique des masses d’eau côtières méditerranéennes a connu un certain essor, depuis
l’adoption de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) par le Parlement et le Conseil européen
en décembre 2000. Les indicateurs biologiques retenus sont les invertébrés benthiques, le
phytoplancton, les macroalgues et les magnoliophytes marines ; dénommés éléments de
qualité biologique (Biological Quality Elements - BQE) (Lopez Y Royo, 2008).
