Chapitre I : Données générales
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Afin de nager, un pétoncle doit produire une poussée suffisante, cette dernière est produite
par les jets d’eau en utilisant la propulsion. La capacité de nage des pétoncles dépend non
seulement de la rapidité de l’animal à expulser l’eau pour produire la poussée, mais aussi sa
capacité à remplir d’eau sa cavité (Tremblay, 2014).
Généralement, pour échapper de son prédateur le pétoncle peut produire un simple saut, il
peut tourner sur lui-même ou il peut se déplacer horizontalement sur une distance plus ou moins
longue.
Le pétoncle noir est un filtreur suspensivore (Louro et al, 2003), il se nourrit des
bactéries, de phytoplancton, algue, dinoflagellés, Diatomées, en particulier Skeletonema
costatum et Chaetoceros sp, (Brahimi, 2011).
En période de reproduction, la gonade de C. varia est un organe bien défini et les sexes
sont distingués à l’œil nu. Chez les mâles elle est blanche et chez les femelles elle est orange.
Chez cette espèce l’hermaphrodisme rencontré est de type protandrie (Lubet, 1959 ; Lucas,
1973 ; Maru , 1978 ; Shafee, 1980, Mackie , 1983 ;Brahimi, 2011). Dans la région d’Alger,
Brahimi (2011), démontre que les jeunes individus sont représentés par des mâles, et les
individus plus âgés sont des femelles, ce même auteur note qu’un pourcentage de ces mâles
inverse leur sexe pour devenir des femelles durant la période de ponte.
Lubet, (1959), Brahimi (2011), notent que la période de ponte qui s’étale d’automne à
printemps se caractérise par trois pontes, une ponte automnale, une hivernale et une dernière
ponte printanière, cette dernière touche plus de 80% de la population.
Les œufs fécondés restent quelque temps dans le manteau du parent, où ils subissent
leur segmentation et leur transformation en larve ; c'est le développement embryonnaire.
Après la fécondation et au cours de leur développement, les larves de pétoncles nagent
librement dans la colonne d’eau pour ensuite se métamorphoser et se fixer au substrat par un byssus
et ainsi continuer leur croissance. Les larves ont une vie pélagique de 2 à 3 semaines, à l’issue de
laquelle elles cherchent un support pour se fixer et se métamorphoser (Buestel & al., 1978, 1979 ;
Latrouite & al., 1979 ; Shafee, 1984, ; Dao & al., 1985 ; Fleury, 2009).
La Chlamys supporte mal l’émersion, ce qui limite sa durée de vie après la pêche
(Fleury,2009).
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Etude de l’écologie et des Potentialités Aquacoles d’un Mollusque Bivalve Chlamys varia (Linnaeus, 1758) dans la baie de Bou Ismail - 14/44

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