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INTRODUCTION
La connaissance de l’alimentation des poissons dans le milieu naturel est une étape indispensable
à la compréhension de leur biologie et de leur écologie. En particulier, l’analyse des contenus
stomacaux permet de déterminer la composition du régime alimentaire et d’apprécier l’utilisation
de la nourriture disponible dans le milieu (ROSECCHI et NOUAZE, 1985).
L'analyse des contenus stomacaux ou du tube digestif tout entier est considérée comme une
méthode standardisée dans l’étude de l’écologie des poissons, et des vertébrés marins en vue des
difficultés inhérentes à l’observation des habitudes alimentaires en milieu naturel (VALENT,
1992 ; STERGIOU et KARPOUZI, 2002). Elle consiste en l’observation directe des contenus
stomacaux fournissant des informations qualitatives et quantitatives sur ce qu’un poisson a
récemment mangé (HYSLOP, 1980).
Parmi les premiers auteurs ayant travaillé sur l'alimentation des poissons, nous citons MOREAU
(1881) en Angleterre et HUREAU (1970) en France.
Le régime et l’éthologie alimentaire de nombreux poissons marins, néritiques et épipélagiques,
sont assez bien connus. La plupart des travaux ne porte cependant que sur des espèces exploitées
commercialement (GEISTDOERFER, 1975). Les poissons pélagiques tels que les Clupeidae et
les Scombridae en sont un exemple.
Les Labridés constituent un maillon essentiel dans la chaîne alimentaire des milieux côtiers
permettant ainsi les transferts énergétiques entre la méiofaune benthique, d’une part (DEADY et
FIVES, 1995), et les poissons ichtyophages d’autre part (KTARI et al. 1978).
Parmi les espèces les plus connues de Labridae en Algérie, on peut citer les girelles, les vielles les
crénilabres et le Rason. Ces deux derniers sont destinés en partie à l’exploitation, les autres labres
viennent en deuxième position (DIEUZEIDE et al. 1955).
La biologie de cette famille, notamment le comportement alimentaire est mal connu sur les côtes
sud de la Méditerranée et en particulier en Algérie.
Parmi les auteurs qui ont étudié le régime alimentaire des Labridés, nous citons : QUIGNARD,
(1966) ; BELL et HARMELIN-VIVIEN, (1983) sur les côtes Françaises, PINNEGAR et
POLUNIN, (2000) sur les côtes Corses, PETRAKIS et al. (1993) en Grecques et OUANNESGHORBEL, (2003) sur les côtes d’Afrique du nord.
Dans la présente étude, nous allons étudier les habitudes alimentaires de cinq labres : Symphodus
tinca, Symphodus roissali, Symphodus melops, Xyrichthys novacula et Coris julis, en raison de
leur accessibilité mais surtout connus pour coexister et partager le même habitat.
Selon les travaux de QUIGNARD (1966) les représentants de Labridae sont des poissons
carnassiers très voraces dont le régime alimentaire est très varié. Cependant, les habitudes
alimentaires de ces espèces n'ont jamais été examinées de manière comparative.
INTRODUCTION
La connaissance de l’alimentation des poissons dans le milieu naturel est une étape indispensable
à la compréhension de leur biologie et de leur écologie. En particulier, l’analyse des contenus
stomacaux permet de déterminer la composition du régime alimentaire et d’apprécier l’utilisation
de la nourriture disponible dans le milieu (ROSECCHI et NOUAZE, 1985).
L'analyse des contenus stomacaux ou du tube digestif tout entier est considérée comme une
méthode standardisée dans l’étude de l’écologie des poissons, et des vertébrés marins en vue des
difficultés inhérentes à l’observation des habitudes alimentaires en milieu naturel (VALENT,
1992 ; STERGIOU et KARPOUZI, 2002). Elle consiste en l’observation directe des contenus
stomacaux fournissant des informations qualitatives et quantitatives sur ce qu’un poisson a
récemment mangé (HYSLOP, 1980).
Parmi les premiers auteurs ayant travaillé sur l'alimentation des poissons, nous citons MOREAU
(1881) en Angleterre et HUREAU (1970) en France.
Le régime et l’éthologie alimentaire de nombreux poissons marins, néritiques et épipélagiques,
sont assez bien connus. La plupart des travaux ne porte cependant que sur des espèces exploitées
commercialement (GEISTDOERFER, 1975). Les poissons pélagiques tels que les Clupeidae et
les Scombridae en sont un exemple.
Les Labridés constituent un maillon essentiel dans la chaîne alimentaire des milieux côtiers
permettant ainsi les transferts énergétiques entre la méiofaune benthique, d’une part (DEADY et
FIVES, 1995), et les poissons ichtyophages d’autre part (KTARI et al. 1978).
Parmi les espèces les plus connues de Labridae en Algérie, on peut citer les girelles, les vielles les
crénilabres et le Rason. Ces deux derniers sont destinés en partie à l’exploitation, les autres labres
viennent en deuxième position (DIEUZEIDE et al. 1955).
La biologie de cette famille, notamment le comportement alimentaire est mal connu sur les côtes
sud de la Méditerranée et en particulier en Algérie.
Parmi les auteurs qui ont étudié le régime alimentaire des Labridés, nous citons : QUIGNARD,
(1966) ; BELL et HARMELIN-VIVIEN, (1983) sur les côtes Françaises, PINNEGAR et
POLUNIN, (2000) sur les côtes Corses, PETRAKIS et al. (1993) en Grecques et OUANNESGHORBEL, (2003) sur les côtes d’Afrique du nord.
Dans la présente étude, nous allons étudier les habitudes alimentaires de cinq labres : Symphodus
tinca, Symphodus roissali, Symphodus melops, Xyrichthys novacula et Coris julis, en raison de
leur accessibilité mais surtout connus pour coexister et partager le même habitat.
Selon les travaux de QUIGNARD (1966) les représentants de Labridae sont des poissons
carnassiers très voraces dont le régime alimentaire est très varié. Cependant, les habitudes
alimentaires de ces espèces n'ont jamais été examinées de manière comparative.
