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En raison de la particularité et la richesse floristique et faunistique de la région, les premières
recommandations de création de réserves et de parcs en Algérie datent de 1912 (Rebbas, 2014 ;
DGF, 2006). Treize projets de parcs nationaux ont été retenus et un réseau de 10 parcs nationaux
fut créé entre 1923 et 1929 (DGF, 2006).
Après l'indépendance, le premier parc national, celui du Tassili, fut créé par le ministère de la
Culture en 1972. Quatre autres parcs nationaux, à savoir Theniet El Had dans la Wilaya de
Tissemsilt, le Djurdjura dans les Wilayas de Bouira et Tizi Ouzou, Chréa dans les Wilayas de
Blida, Médéa et Ain Defla, et El Kala dans la Wilaya d'El Tarf furent créés en 1983. Ils ont été
suivis en 1984 par la création de trois autres parcs nationaux : Belezma dans la Wilaya de Batna,
Gouraya dans la Wilaya de Bejaïa et Taza dans la Wilaya de Jijel. En 1987, le deuxième parc
national culturel, celui de l'Ahaggar, situé à l'est des frontières du parc national du Tassili fut
créé par le ministère de la Culture. Le dixième et dernier parc national a été créé par
l’administration des forêts en 1993 à Tlemcen (DGF, 2006).
1.3.4 Les Aires Marines Protégées (AMP)
Il existe de nombreux termes définissant les AMP, reflétant différents niveaux de protection,
d’histoire, de gouvernance, d’autorités de gestion ou autre (PISCO, 2016). L’UICN a défini les
AMP comme « tout espace intertidal ou infra tidal ainsi que ses eaux sous-jacentes, sa flore, sa
faune et ses ressources historiques et culturelles que la loi ou d’autres moyens efficaces ont mis
en réserve pour protéger en tout ou en partie le milieu ainsi délimité » (Kelleher, 1999).
La nécessité de protéger les espaces marins et côtiers a été évoquée dans le début des années
1960. De multiples initiatives se sont alors succédé : la conférence de l’UICN à Tokyo (Japon)
sur les AMP en 1975, le troisième Congrès mondial des parcs nationaux à Bali (Indonésie) en
1982 et la publication, en 1984, par l’UICN d’un guide devenu par la suite une référence
internationale pour les gestionnaires. Les premiers congrès internationaux spécifiques aux aires
marines protégées n’ont été organisés qu’à partir des années 2000 (Havard, 2013).
Les AMP présentent par leurs spécificités plusieurs défis qui requièrent une approche de
gestion différente de celle des aires protégées terrestres. Ces particularités liées au milieu marin
sont :
- L’environnement tridimensionnel ;
- Les flux multidirectionnels (marées, courants…) ;
- La rareté de l’application du droit foncier dans l’environnement marin où les aires marines
sont considérées comme des biens communs et où le droit d’accès et d’usage est garanti à tous
;
- La difficulté, voire l’impossibilité de la réglementation et de l’exercice du contrôle de l’entrée
et des activités dans les AMP ;
- L’impact et l’influence des phénomènes et des activités se produisant hors des AMP et hors
de la sphère de la gestion ;
- Difficulté de gérer des aires marines protégées comme unités séparées ;
- La grandeur de l’échelle sur laquelle se produit la connectivité en milieu marin (Dudley, 2008).
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