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certains acteurs sous l’influence (ou la manipulation) d’autres acteurs ainsi que de prévoir la
démarche à suivre dans pareils cas.
Dans le cas du PNG, la spécialisation de l’équipe chargée de la gestion des espaces terrestres
rend l’implication intersectorielle et interdisciplinaire sur laquelle est basée la GIZC encore
plus importante et indispensable en raison du besoin en experts du milieu marin.
D’autre part, l’intégration des différentes catégories d’acteurs institutionnels, scientifiques,
associations, professionnels et citoyens permettra de valoriser le savoir-faire et l’expertise
locale au profit du PNG et l’AMP (Batista et al., 2011 ; Pascual et al., 2016 ; PISCO, 2016).
Cette valorisation du savoir des locaux qui connaissent mieux que quiconque leur territoire
(Heurtefeux et Lanzellotti, 2008) est estimée très importante. Elle est par ailleurs prévue par la
GIZC qui considère les acteurs experts de et dans leur territoire.
L’appropriation des acteurs du projet mènera également à la résolution des problèmes soulevés
au chapitre 3 et auxquels est confronté le PNG aujourd’hui (Ramirez, 2016). Ces derniers sont
provoqués par le manque de prérogative des gestionnaires ou des situations qui ne relèvent pas
de leur mission. D’autre part, et comme expérimentées dans le Parc marin d’Iroise et dans les
différentes AMP françaises, les propositions des acteurs et celles construites avec eux (en
particulier les professionnels) vont assurer le respect des mesures par ces derniers et par l’état.
Cette co-construction aboutira à l’élaboration d’outils plus fins et mieux acceptés.
7.6 Trouver les « champions »
L’analyse du jeu d’acteurs basé sur la méthode MACTOR a fait ressortir les médias comme
l’acteur le plus dominant. Ceci démontre l’importance du rôle des médias locaux dans le projet
de l’AMP et les activités du Parc en général. Les scientifiques sont également classés comme
des « acteurs influenceurs », tandis que la Wilaya, le PNG, les associations de protection de
l’environnement et les industriels sont considérés comme des « acteurs relais » donc en même
temps très influents et influencés par les autres acteurs.
La population locale et les associations de la protection de l’environnement de Bejaïa
constituent une réelle force citoyenne. Cette dernière dispose d’un poids considérable dans la
réalisation des projets de la Wilaya et représente un réel atout pour le PNG et la future AMP de
Gouraya. Dans la majorité des cas, la communauté locale est le premier opposant au projet de
création des AMP (à l’instar du projet de classement du Parc National de Taza) ; À Bejaïa en
revanche, le projet est porté par la société civile et la résistance provient plutôt de quelques
institutions et des professionnels (la direction de la pêche, les pêcheurs sardiniers et les
chalutiers).
La majorité des acteurs est fortement convergente sur l’ensemble des objectifs selon le graphe
des convergences (chapitre 4). Cela signifie la possibilité de créer des alliances entre ces acteurs
afin de sensibiliser les citoyens et les touristes qui ont des convergences faibles sur les objectifs
ainsi que l’Entreprise Portuaire de Bejaïa (EPB) et les médias ayant les convergences les plus
faibles
L’intégration des décideurs, en particulier la Wilaya et la commune, les associations et les
représentants des professionnels dans la mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action de
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La gestion intégrée des parcs naturels côtiers - 186/243

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