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Elle est entrée en vigueur le 9 juillet 2004 et a été complétée par des protocoles abordant
différents aspects de la conservation de la Méditerranée, dont le Protocole relatif aux Aires
Spécialement Protégées et à la Diversité Biologique en Méditerranée (Protocole ASP/DB) et le
protocole GIZC (UNEP/MAP, 2016). D’autre part, la Stratégie Méditerranéenne pour le
Développement Durable (SMDD) 2016-2025 a été récemment élaborée sur le principe
d’investir dans la durabilité environnementale pour atteindre le développement économique et
social (Plan Bleu, 2016). De nouveaux concepts ont également vu le jour tel que celui de
l’économie bleue ou le concept de la croissance bleue lancé par la commission européenne en
2012 et visant à exploiter durablement les ressources marines (EU Commission, 2012).
En Algérie, cette stratégie méditerranéenne se décline à travers la ratification de nombreux
protocoles et conventions internationales, la promulgation de plusieurs lois et l’instauration de
dispositifs réglementaires (Boubekri et Djebar, 2016) :
 La loi n° 11-02 du 17 février 2011 relative aux aires protégées dans le cadre du
développement durable ;
 La loi n° 01-20 du 12 décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement durable
du territoire ;
 La loi n° 02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la valorisation du littoral ;
 La loi nº 03-10 du 19 juillet 2003 relative à la protection de l’environnement dans le cadre
du développement durable.
 Une Stratégie Nationale de Gestion Intégrée des Zones Côtières (SN-GIZC) adoptée en 2015
avec l’appui du Plan d’Action pour la Méditerranée (PAM).
L’Algérie est l’un des trois pays méditerranéens avec l’Égypte et Monténégro ayant élaboré
leur stratégie nationale en conformité avec les exigences du protocole GIZC.
Parmi les plus importants dispositifs utilisés pour la protection de l’environnement marin
méditerranéen, les aires marines protégées (AMP) constituent un outil ayant démontré son
efficacité dans la conservation des écosystèmes marins sensibles et la gestion durable de leurs
ressources et en particulier halieutiques (García-Charton et al., 2008 ; Rioja-Nieto et al., 2008 ;
Batista et al., 2011 ; Montbrison et al., 2012 ; D’Anna et al., 2015 ; Pascual et al., 2016). Pas
moins de 1 231 AMP couvrant 7,14% de la surface de la Méditerranée sont recensées et 100
autres sites sont en projet dans 12 pays. Ces AMP sont principalement localisées au nord de la
Méditerranée (90,05%) et 25,36% sont côtières (MedPAN et PNUE/PAM-CAR/ASP, 2016).
De nombreux travaux ont toutefois mis en évidence la nécessité d’améliorer la gestion des AMP
en termes de définition des gestionnaires, de plan de gestion ainsi que de renforcement du
personnel, de fonds et de connaissances scientifiques pour leur permettre d’atteindre leurs
objectifs (MedPAN et PNUE/PAM-CAR/ASP, 2016 ; PISCO,2016 ; Islam et al., 2016 ;
Havard et al., 2015 ; Gabrié et al., 2012 ; Batista et Cabral, 2016). En plus de ces carences, les
gestionnaires des AMP et des aires protégées en général font face à une problématique majeure
liée à l’acceptation et l’adhésion des populations dans les projets de protection. Les différents
constats sur cette problématique ont conduit les chercheurs scientifiques et les gestionnaires à
mener des travaux sur l’intégration des populations locales dans le processus de gestion des
aires protégées. La conclusion de ces travaux a permis d’aboutir au fait que la prise en
considération des aspects physiques, écologiques et biologiques n’était pas suffisante pour
atteindre les objectifs de protection et de développement durable de ces aires.
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