CHAPITRE III
Modélisation de l’hydrodynamique sédimentaire du littoral de la baie de Zemmouri
45
convergence ou de dépôt potentiel des sédiments à cet endroit alors qu‟une augmentation des
vecteurs adjacents indique une divergence ou un potentiel d‟érosion à cet endroit.
De façon générale dans la baie de Zemmouri, une tendance de dérive littorale de l‟Est vers
l‟Ouest semble persister pour les houles de 45°N et Ouest vers Est pour les houles de 315°N,
cependant les houles en provenance de 360°N engendrent des transports sédimentaires qui
convergent vers les deux directions selon la morphologie de zone au voisinage de la cote.
Les courants modélisés dans la plage Nord semble favoriser un transport sédimentaire vers
l‟épi Nord pour les trois climats de houle (45, 360 et 315°N). En effet les houles en provenance
du Nord-Est engendrent un courant littoral Nord-Sud qui entraine les sables vers le sud qui
favorise l‟accumulation des sables et la formation d‟une plage large et cela confirme l‟avancée
de la ligne de cote calculée par le modèle DSAS (évolution de trait cote). Lorsque les houles sont
de fortes amplitudes (>1.3m) ce courant contourne l‟épi Nord et par conséquent forme un vortex
en aval de l‟ouvrage et revient vers celui-ci en entrainant les sables vers le Nord.
Par contre, les houles en provenance de l‟ouest génèrent un courant Sud-Nord qui entraine les
sables vers le nord, ce courant contourne l‟épi Nord et forme derrière celui-ci un vortex qui
revient vers l‟ouvrage, en entraînant les sables vers le Sud malgré un régime de houle Ouest.
On constate également que le transport le dans cette portion épis et jetée du port est faible
avec un taux de +16. 10
-6 et +20. 10
-6 m
3 /s /m soit +498 et +622 m
3 /an /m.
Sur la plage de Cap Djinet, à l‟ombre du port, le transport s‟effectue vers l‟Ouest à cause
d‟une recirculation des courants engendrés par la houle du secteur Est, avec un taux +26. 10
-6 et
+36. 10
-6 m
3 /s /m soit +808 et +1129 m
3 /an /m.
Les résultats du transport sédimentaire sur la zone allant de station électrique de Cap Djinet
au Port de Zemmouri sont qualitativement conformes à l‟analyse des écoulements menée
précédemment et confirment la dérive littorale parallèle à la côte sur cette zone.
L‟intensité de la dérive augmente entre l‟Est et l‟Ouest ce qui aurait tendance à favoriser un
déplacement de sable de -1120 et - 1368 m
3 /an /m, mais que dans le même temps les houles de
Ouest engendrent un transport en direction Est de 345 m
3 /an /m moins important que celui
engendré par la houle de direction Est et Nord, au voisinage du port de Zemmouri et des
ouvrages de protection un transit sédimentaire dirigé vers le large d‟un débit de 1120m
3 /an /m.
Le bilan sédimentaire est donc complexe, et résulte de la contribution de chaque houle. Cette
perte de sédiment vers le large favorise l‟érosion de cette zone et un recul important du trait de
côte qui confirme les résultats du modèle DSAS (un bilan surfacique négatif).
A l‟extrémité Ouest de la baie, une divergence des écoulements a été mise en évidence : elle
est causée par le déferlement des houles sur le platier rocheux. Cette divergence se retrouve dans
le transport vers le Ouest et vers le Nord pour les deux directions de houle Est et Nord autour de
la des pointes rocheuses, qui déclenche un transit sédimentaire vers la baie d‟Alger et vers le
large.
Dans la partie Nord Ain Taya, il est difficile à ce stade de déterminer si le transport résultant
est orienté vers le Nord ou l‟Ouest, étant donné sa variabilité : fonction de l‟incidence des houles
et la diffraction de cette dernière avec les ouvrages de protection, des sédiments sont piégés dans
cette zone protégée qui favorise l‟accumulation et formation d‟une plage sableuse.
L‟analyse qualitative des écoulements et du transport nous a permis de déterminer le
cheminement de la dérive littorale le long de la zone entre Reghaia et le rochet noir, elle
s‟effectue globalement du Est Vers l‟Ouest pour la houle de l‟Est avec un débit de 1399
m
3 /an /m. les houles du secteur ouest et Nord, le transport est orienté vers l‟Est, provoquant le
dépôt de sédiments le long des brise-lames de la région de Boumerdes avec un taux de 622
Modélisation de l’hydrodynamique sédimentaire du littoral de la baie de Zemmouri
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convergence ou de dépôt potentiel des sédiments à cet endroit alors qu‟une augmentation des
vecteurs adjacents indique une divergence ou un potentiel d‟érosion à cet endroit.
De façon générale dans la baie de Zemmouri, une tendance de dérive littorale de l‟Est vers
l‟Ouest semble persister pour les houles de 45°N et Ouest vers Est pour les houles de 315°N,
cependant les houles en provenance de 360°N engendrent des transports sédimentaires qui
convergent vers les deux directions selon la morphologie de zone au voisinage de la cote.
Les courants modélisés dans la plage Nord semble favoriser un transport sédimentaire vers
l‟épi Nord pour les trois climats de houle (45, 360 et 315°N). En effet les houles en provenance
du Nord-Est engendrent un courant littoral Nord-Sud qui entraine les sables vers le sud qui
favorise l‟accumulation des sables et la formation d‟une plage large et cela confirme l‟avancée
de la ligne de cote calculée par le modèle DSAS (évolution de trait cote). Lorsque les houles sont
de fortes amplitudes (>1.3m) ce courant contourne l‟épi Nord et par conséquent forme un vortex
en aval de l‟ouvrage et revient vers celui-ci en entrainant les sables vers le Nord.
Par contre, les houles en provenance de l‟ouest génèrent un courant Sud-Nord qui entraine les
sables vers le nord, ce courant contourne l‟épi Nord et forme derrière celui-ci un vortex qui
revient vers l‟ouvrage, en entraînant les sables vers le Sud malgré un régime de houle Ouest.
On constate également que le transport le dans cette portion épis et jetée du port est faible
avec un taux de +16. 10
-6 et +20. 10
-6 m
3 /s /m soit +498 et +622 m
3 /an /m.
Sur la plage de Cap Djinet, à l‟ombre du port, le transport s‟effectue vers l‟Ouest à cause
d‟une recirculation des courants engendrés par la houle du secteur Est, avec un taux +26. 10
-6 et
+36. 10
-6 m
3 /s /m soit +808 et +1129 m
3 /an /m.
Les résultats du transport sédimentaire sur la zone allant de station électrique de Cap Djinet
au Port de Zemmouri sont qualitativement conformes à l‟analyse des écoulements menée
précédemment et confirment la dérive littorale parallèle à la côte sur cette zone.
L‟intensité de la dérive augmente entre l‟Est et l‟Ouest ce qui aurait tendance à favoriser un
déplacement de sable de -1120 et - 1368 m
3 /an /m, mais que dans le même temps les houles de
Ouest engendrent un transport en direction Est de 345 m
3 /an /m moins important que celui
engendré par la houle de direction Est et Nord, au voisinage du port de Zemmouri et des
ouvrages de protection un transit sédimentaire dirigé vers le large d‟un débit de 1120m
3 /an /m.
Le bilan sédimentaire est donc complexe, et résulte de la contribution de chaque houle. Cette
perte de sédiment vers le large favorise l‟érosion de cette zone et un recul important du trait de
côte qui confirme les résultats du modèle DSAS (un bilan surfacique négatif).
A l‟extrémité Ouest de la baie, une divergence des écoulements a été mise en évidence : elle
est causée par le déferlement des houles sur le platier rocheux. Cette divergence se retrouve dans
le transport vers le Ouest et vers le Nord pour les deux directions de houle Est et Nord autour de
la des pointes rocheuses, qui déclenche un transit sédimentaire vers la baie d‟Alger et vers le
large.
Dans la partie Nord Ain Taya, il est difficile à ce stade de déterminer si le transport résultant
est orienté vers le Nord ou l‟Ouest, étant donné sa variabilité : fonction de l‟incidence des houles
et la diffraction de cette dernière avec les ouvrages de protection, des sédiments sont piégés dans
cette zone protégée qui favorise l‟accumulation et formation d‟une plage sableuse.
L‟analyse qualitative des écoulements et du transport nous a permis de déterminer le
cheminement de la dérive littorale le long de la zone entre Reghaia et le rochet noir, elle
s‟effectue globalement du Est Vers l‟Ouest pour la houle de l‟Est avec un débit de 1399
m
3 /an /m. les houles du secteur ouest et Nord, le transport est orienté vers l‟Est, provoquant le
dépôt de sédiments le long des brise-lames de la région de Boumerdes avec un taux de 622
