CHAPITRE III
Modélisation de l’hydrodynamique sédimentaire du littoral de la baie de Zemmouri
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L‟ensemble des données disponibles complétées par des mesures spécifiques sur le terrain ont
été utilisées pour la configuration, le calibrage et vérifier les modèles numériques.
Le modèle numérique nous permet dí¯€illustrer les houles, le courant dû aux vagues et les
modes de transport du littoral, ainsi que l'influence des ouvrages de protection et portuaires au
cours de la simulation.
Le modèle morphodynamique repose sur un couplage des modèles de propagation de la houle
et du modèle de circulation et du modèle de transport sédimentaire dans MIKE21.
Le long du littoral, des ouvrages artificiels ont été construits pour stabiliser les plages et les
zones subissant une forte érosion. L‟implantation d‟ouvrages littoraux entraine des modifications
de la dynamique côtière dont l‟impact dépend de beaucoup de paramètres intrinsèques à
l‟ouvrage, comme son type (longitudinal ou transversal), sa forme, sa taille, sa composition...
Des ouvrages longitudinaux sont généralement observés en haut de plage (digues, perrés), pour
protéger les zones littorales des forçages météo-marins, mais peuvent aussi se trouver en bas de
plage sous forme de brise-lames. Les ouvrages transversaux (épis, jetées) stoppent le transit
sédimentaire et limitent les accumulations de sédiments (voir entrainent une érosion) en aval
dérive. Les ouvrages transversaux induisent une perturbation hydrodynamique, avec une
accentuation des courants de retour au niveau de l‟ouvrage (Short, 1991 ; Sabatier, 2001), une
accentuation des vitesses de transit au-delà du musoir de l‟ouvrage (Short, 1991) et des impacts
en aval (Suanez, 1997 ; Sabatier, 2001 ; Bertier, 2009).
Dynamique hydro sédimentaire :
Les systèmes côtiers ont été analysés selon leurs caractéristiques hydrosédimentaires.
D‟abord, les dérives littorales principale et secondaire et les courants de retours ont été
déterminés par l‟analyse des zones d‟accumulation et des reculs récents et historiques et selon les
obstacles au transit sédimentaire. Ensuite, unités et les cellules hydrosédimentaires ont pu être
identifiées.
La dérive littorale est due à une houle oblique. Les courants de dérive littorale sont
responsables de la dérive littorale de sédiment. Ils déplacent les sédiments dans la zone de
déferlement (Beach et Sternberg, 1992;Calliari, 1994; Courtaud, 2000). Ils créent des
chenaux d‟érosion longitudinaux, parallèles au rivage et aux isobathes. Selon Blanc (1973), ces
chenaux peuvent déplacer les sédiments enlevés du fond jusqu'à des distances supérieurs 2,5
kilomètres. La dérive littorale peut, selon les cas, apporter ou exporter des sédiments et influer
sur le bilan sédimentaire. La dynamique côtière de ce secteur est donc essentiellement contrôlée
par (1) la propagation de la houle la côte, (2) la dérive littorale, parallèle au trait de côte les
courants de retours. L‟action éolienne a un effet sur un trait de côte sableux.
Les forçages hydrodynamiques ont permis de structurer les formations superficielles du
littoral centre algérois.
Le transit littoral des sédiments dépend, pour une grande part, des directions et de l‟obliquité
des houles par rapport au rivage
III.2.4.4.1. Description et configuration du modèle Mike 21 ST :
La modélisation intégrée du transport de sédiments doit tenir compte à la fois des courants de
vent et des courants associées aux vagues. Dans ce cas, l‟approche est complexe et doit faire
appel à un système de modélisation intégrée comprenant trois modèles numériques : un modèle
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