Chapitre 1 : Généralités
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II.5.2.2. Les phéopigments
Les phéopigments sont les produits de la dégradation des pigments chlorophylliens
(Bouget, 2008).
Dans les milieux strictement marins, les phéopigments (groupes de pigments
chlorophylliens) résultent du broutage et de la dégradation de cellules et, par conséquent, ne
sont pas physiologiquement actifs.
La mesure des phéopigments est utilisée comme critère de l’état physiologique des
populations phytoplanctoniques, plus la proportion de phéopigments est élevée par rapport à
la chlorophylle a, plus les cellules algales sont viellées, dégradées ou broutées par le
zooplancton.
Les phéopigments sont rarement absentes dans les eaux côtières et toujours présentes en
eaux estuariennes turbides (Aminot et Kérouel, 2004).
La mesure de la concentration de chlorophylle a est donc utilisée pour estimer la biomasse
phytoplanctonique dans la mesure où la synthèse organique d'origine végétale ne peut se faire
qu'en passant par l'intermédiaire de ce type de chlorophylle (Bricaud et Morel, 1987).
II.6. Eutrophisation
Elle est définie comme : l’élévation du taux de la production primaire et l’accumulation de
la matière organique, résulte habituellement d’un apport excessif en nutriment, ce qui a pour
conséquence une baisse de l’oxygène dans le milieu entrainant un changement indésirable des
écosystèmes.
Elle est susceptible d’être aggravée là où les rivières déversent surtout quand celles-ci
charrient des fertilisants.
Les effets négatifs peuvent se produire si l’augmentation en éléments nutritifs est au-dessus
de la capacité du système à absorber la production phyto-planctonique.
Le changement climatique et l’apport accru en éléments nutritifs rendront les écosystèmes
côtiers plus susceptibles au développement de l'hypoxie par la stratification augmentée, la
solubilité diminuée de l'oxygène, l’accélération des métabolismes et l’augmentation du taux
de reminéralisation, et la production importante de la matière organique. Tous ces facteurs liés
au changement global peuvent progressivement avoir comme conséquence un début de
l'hypoxie plus tôt dans la saison et probablement une durée prolongée de l’hypoxie.
II.6.1. Conséquences de l’eutrophisation sur le milieu marin
L’extrême abondance du phytoplancton, empêchant toute photosynthèse sur une épaisseur
de plusieurs mètres au-dessus du fond et provoquant une intense respiration puis une
dégradation aérobie du phytoplancton. Dans le cas où le réapprovisionnement en oxygène de
l’air n’est pas assuré par le brassage suffisant de la tranche d’eau, par exemple parce qu’une
stratification haline ou thermique s’est établie, l’anoxie peut intervenir en quelques heures et
asphyxier la faune benthique (Lacaze J.C., 1996).
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II.5.2.2. Les phéopigments
Les phéopigments sont les produits de la dégradation des pigments chlorophylliens
(Bouget, 2008).
Dans les milieux strictement marins, les phéopigments (groupes de pigments
chlorophylliens) résultent du broutage et de la dégradation de cellules et, par conséquent, ne
sont pas physiologiquement actifs.
La mesure des phéopigments est utilisée comme critère de l’état physiologique des
populations phytoplanctoniques, plus la proportion de phéopigments est élevée par rapport à
la chlorophylle a, plus les cellules algales sont viellées, dégradées ou broutées par le
zooplancton.
Les phéopigments sont rarement absentes dans les eaux côtières et toujours présentes en
eaux estuariennes turbides (Aminot et Kérouel, 2004).
La mesure de la concentration de chlorophylle a est donc utilisée pour estimer la biomasse
phytoplanctonique dans la mesure où la synthèse organique d'origine végétale ne peut se faire
qu'en passant par l'intermédiaire de ce type de chlorophylle (Bricaud et Morel, 1987).
II.6. Eutrophisation
Elle est définie comme : l’élévation du taux de la production primaire et l’accumulation de
la matière organique, résulte habituellement d’un apport excessif en nutriment, ce qui a pour
conséquence une baisse de l’oxygène dans le milieu entrainant un changement indésirable des
écosystèmes.
Elle est susceptible d’être aggravée là où les rivières déversent surtout quand celles-ci
charrient des fertilisants.
Les effets négatifs peuvent se produire si l’augmentation en éléments nutritifs est au-dessus
de la capacité du système à absorber la production phyto-planctonique.
Le changement climatique et l’apport accru en éléments nutritifs rendront les écosystèmes
côtiers plus susceptibles au développement de l'hypoxie par la stratification augmentée, la
solubilité diminuée de l'oxygène, l’accélération des métabolismes et l’augmentation du taux
de reminéralisation, et la production importante de la matière organique. Tous ces facteurs liés
au changement global peuvent progressivement avoir comme conséquence un début de
l'hypoxie plus tôt dans la saison et probablement une durée prolongée de l’hypoxie.
II.6.1. Conséquences de l’eutrophisation sur le milieu marin
L’extrême abondance du phytoplancton, empêchant toute photosynthèse sur une épaisseur
de plusieurs mètres au-dessus du fond et provoquant une intense respiration puis une
dégradation aérobie du phytoplancton. Dans le cas où le réapprovisionnement en oxygène de
l’air n’est pas assuré par le brassage suffisant de la tranche d’eau, par exemple parce qu’une
stratification haline ou thermique s’est établie, l’anoxie peut intervenir en quelques heures et
asphyxier la faune benthique (Lacaze J.C., 1996).
