Chapitre I: Généralités 2018
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I.4. Les paramètres microbiologiques
I.4.1.Les Germes indicateurs de contaminations fécales
L’objectif de l’analyse bactériologique d’une eau est de rechercher soit les espèces qui sont pathogènes soit
celles qui les accompagnent et qui sont en plus grand nombre présentes dans l’intestin des mammifères et
leur présence indique une contamination fécale. (Rodier et al, 2009).
I.4.1.1.Les Coliformes
La définition suivante a été adoptée par l’Organisation internationale de standardisation (ISO). « Le terme
coliforme correspond à des organismes en bâtonnets, non sporogènes, Gram négatifs, oxydase négatifs,
facultativement anaérobies, capables de croître en présence de sels biliaires ou d’autres agents de surface
possédant des activités inhibitrices de croissance similaires, et capables de fermenter le lactose (et le
mannitol) avec production d’acide et d’aldéhyde en 48 heures, à des températures de 35 à 37 °C ».(Rodier
et al , 2009).
a- Les Coliformes Totaux (CT)
Le dénombrement des coliformes totaux se fait 35-37
˚ C. Ils comprennent les genres : Escherichia,
Citrobacter, Enterobacter, Klebseilla, Yersinia, Serratia. (Rodier et al, 2009).
b- les coliformes thermotolérants (CF)
Les coliformes thermo-tolérants correspond a une partie des coliformes totaux capable de fermenter le
lactose à 44.5
˚ C. La bactérie E. coli représente toutefois 80 à 90 % des coliformes thermotolérants détectés.
Bien que la présence de coliformes fécaux témoigne habituellement d’une contamination d’origine fécale
récente, plusieurs coliformes fécaux ne sont pas d’origine fécale, provenant plutôt d’eaux enrichies en
matière organique, tels les effluents industriels du secteur des pâtes et papiers ou de la transformation
alimentaire.C’est pourquoi il serait plus approprié d’utiliser le terme générique « coliformes thermotolérants
» plutôt que celui de «coliformes fécaux » (OMS, 1995; Rodier et al, 2009).
I.4.1.2. Les streptocoques fécaux (SF)
Les streptocoques fécaux sont de forme cocci sphérique légèrement ovales, à Gram positifs, et catalase
négative. (PNUE/OMS, 1995).
Ils se disposent le plus souvent en diplocoques ou en chaînettes. (Leclerc et al, 1995).On peut les utilisés
comme indicateurs d’organismes pathogènes qui ont une résistance aux pH élevés car ils sont capable de se
multiplier dans des milieux alcalins présentant des pH allant jusqu’à 9.6 (OMS, 1995). Le dénombrement
des streptocoques fécaux sont rarement effectués indépendamment des dénombrements des coliformes, le
rapport coliformes fécaux/ streptocoques fécaux est déterminer pour caractériser l’origine des effluents
(urbaine, agricole, animale ou humaine).
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