Chapitre 1 :
Synthèses bibliographiques
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les sols. Cependant la détermination exacte de la spéciation chimique est souvent difficile et
dans la plupart des cas impossible (Quevauviller,1997).
5.3. Biodisponibilité
La biodisponibilité désigne la capacité d’une quantité d’un élément présent dans le sol à être
absorbé par un organisme vivant. La biodisponibilité est un outil d’évaluation de la toxicité et
le risque de pollution. Le changement de la biodisponibilité d’un polluant correspond à un
changement de toxicité.
Les risques liés aux ETM pour l’environnement et la santé humaine devront donc être évalués
au travers leur spéciation, leur mobilité et leur biodisponibilité, qui sont les principaux
facteurs conditionnant leur toxicité.
6. Cycle biogéochimique des métaux
Le cycle biogéochimique est le cheminement d’une substance donnée par divers processus
(physique, chimique et biologique) à travers les principaux réservoirs de la biosphère.
Les métaux sont transportés vers la mer par voie éolienne, ruissellement, action volcanique et
à partir des rejets industriels. Leur déroulement semble s’effectuer selon deux grandes étapes.
Une première consisterait en un piégeage des polluants métalliques par les particules en
suspension, la biomasse marine et le sédiment en fonction des conditions physico-chimiques
du milieu marin et cela par :
6.1. Précipitations
Certains métaux vont se lier à la matière organique, d’autres vont précipiter, toutes ces formes
vont finir par se déposer sur le fond.
6.2. Absorption et adsorption
Les métaux présentent la particularité d’être adsorbés seulement sur la surface des particules,
tels que les oxydes de fer et de manganèse, mais aussi absorbés par les particules ellesmêmes.
L’adsorption de métaux lourds conduit à leurs concentrations sur le fond, qui peut être
aussi l’œuvre de processus biologiques. En effet, Aouameur,1990 a démontré que 90 % du
transport vertical des métaux est effectué sous forme de boulettes fécales de dépouilles de
crustacés en mue, d’animaux et de plantes mortes.
6.3. Sédimentation
La sédimentation est un processus qui permet la réduction de la pollution métallique dans
l’eau. Ce processus dépend essentiellement de la dimension des particules minérales, ainsi
que de l’agitation, qui favorise la collision et donc une sédimentation plus importante.
Une deuxième étape inverse à la première consisterait à un relargage de ces polluants par
désorption ou sorption, phénomène inverse à l’adsorption, par diffusion ou propagation dans
le milieu marin, par redissolution ou remise en solution des produits précipités par
décomposition et reminéralisation des matières organiques et parfois même par une
redistribution, par le biais des organismes marins. Les activités des organismes marins dans le
sédiment expliquent la bioturbation. Elle se produit dans une profondeur qui peut atteindre un
mètre dans le sédiment. Mais, elle est plus importante dans les dix premiers centimètres et qui
tende à homogénéiser les concentrations en contaminants dans le sédiment (Cossa et
Lassus,1989).
Donc, c’est la zone qui est périodiquement oxygénée où se réalisent les réactions d’oxydation.
En dessous, c’est la zone d’anoxie ou zone de réduction où il n’y a pas de vie aérobie.
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les sols. Cependant la détermination exacte de la spéciation chimique est souvent difficile et
dans la plupart des cas impossible (Quevauviller,1997).
5.3. Biodisponibilité
La biodisponibilité désigne la capacité d’une quantité d’un élément présent dans le sol à être
absorbé par un organisme vivant. La biodisponibilité est un outil d’évaluation de la toxicité et
le risque de pollution. Le changement de la biodisponibilité d’un polluant correspond à un
changement de toxicité.
Les risques liés aux ETM pour l’environnement et la santé humaine devront donc être évalués
au travers leur spéciation, leur mobilité et leur biodisponibilité, qui sont les principaux
facteurs conditionnant leur toxicité.
6. Cycle biogéochimique des métaux
Le cycle biogéochimique est le cheminement d’une substance donnée par divers processus
(physique, chimique et biologique) à travers les principaux réservoirs de la biosphère.
Les métaux sont transportés vers la mer par voie éolienne, ruissellement, action volcanique et
à partir des rejets industriels. Leur déroulement semble s’effectuer selon deux grandes étapes.
Une première consisterait en un piégeage des polluants métalliques par les particules en
suspension, la biomasse marine et le sédiment en fonction des conditions physico-chimiques
du milieu marin et cela par :
6.1. Précipitations
Certains métaux vont se lier à la matière organique, d’autres vont précipiter, toutes ces formes
vont finir par se déposer sur le fond.
6.2. Absorption et adsorption
Les métaux présentent la particularité d’être adsorbés seulement sur la surface des particules,
tels que les oxydes de fer et de manganèse, mais aussi absorbés par les particules ellesmêmes.
L’adsorption de métaux lourds conduit à leurs concentrations sur le fond, qui peut être
aussi l’œuvre de processus biologiques. En effet, Aouameur,1990 a démontré que 90 % du
transport vertical des métaux est effectué sous forme de boulettes fécales de dépouilles de
crustacés en mue, d’animaux et de plantes mortes.
6.3. Sédimentation
La sédimentation est un processus qui permet la réduction de la pollution métallique dans
l’eau. Ce processus dépend essentiellement de la dimension des particules minérales, ainsi
que de l’agitation, qui favorise la collision et donc une sédimentation plus importante.
Une deuxième étape inverse à la première consisterait à un relargage de ces polluants par
désorption ou sorption, phénomène inverse à l’adsorption, par diffusion ou propagation dans
le milieu marin, par redissolution ou remise en solution des produits précipités par
décomposition et reminéralisation des matières organiques et parfois même par une
redistribution, par le biais des organismes marins. Les activités des organismes marins dans le
sédiment expliquent la bioturbation. Elle se produit dans une profondeur qui peut atteindre un
mètre dans le sédiment. Mais, elle est plus importante dans les dix premiers centimètres et qui
tende à homogénéiser les concentrations en contaminants dans le sédiment (Cossa et
Lassus,1989).
Donc, c’est la zone qui est périodiquement oxygénée où se réalisent les réactions d’oxydation.
En dessous, c’est la zone d’anoxie ou zone de réduction où il n’y a pas de vie aérobie.
