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Chapitre II : Matériel et méthodes
Les m ycoses cutanées sont probablement l’infection mycosique la plus
fréquemment rencontrée dans les élevages piscicoles. L’infection fongique a une
apparence de boule d’ouate de couleur brune à blanchâtre, cette lésion peut être
entourée d’un anneau hémorrag ique. Lorsque le poisson affecté est examiné en
dehors de l’eau, le fongus adhère à la surface de la peau et prend parfois une
apparence mucoïde.(Gordon A. Neish and Hughes, 1980)
Bien que fréquentes, les infections fongiques affectent rarement les poissons
sains. Quand l’intégrité de la peau ou les barrières immunologiques (mucus)
sont altérées, les infection s m ycosiques peuvent avoir lieu. Après l’infection
initiale, les fongus se répandent rapidement (selon la température de l’eau et la
condition de l’animal), infligeant des dommages impo rtants à l’épiderme et au
derme (Bruno, 1989)Si les branchies sont atteintes, des déséquilibres
osmotiques et des difficu ltés respiratoires s’ensuivent .
La m ycose est presque incontrôlable au stade extensif, il faut donc l’arrêter à un
stade précoce ou l’éviter complètement.
Bien sûr si une autre maladie est présente, les traitements n’auront pas un grand
effet, d’où l’importance d’avoir un diagnostic précis posé par un laboratoire.
Plusieurs auteurs ont relié l’apparition de maladies fongiques cutanées avec des
facteurs de stress chez les poissons ; (G. A. Neish and Hughes, 1980)
Les corticostéroïdes, ou hormones du stress, sont présents à des concentrations
plus élevées lors des périodes d’élevage intensif ou la fraie par exemple. Les
corticostéroïdes peuvent compromettre la réponse immu nitaire du poisson et la
production du collagène nécessaire pour la réparation des blessures. Il est
logique de supposer que des conditions d’élevage non idéales favoriseront le
développement des infections m ycosiques. (Gordon A. Neish and Hughes,
1980) ont démontré que le confinement prolongé était suffisant pour engendrer
des ulcérations cutanées ainsi que des érosions sur les nageoires. (Uhland et al.,
2000).
Figure II.6 : sandre couvert de plaque de champignon.
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