CONCLUSION
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L’analyse de la faune carcinologique de l’île Plane a permis d’inventorier 95 espèces réparties
en 61 genres,39 familles,8 ordres et 4 classes. Il est à noter un état de fort déséquilibre de la
structure qualitative et quantitative du peuplement. Aussi, on signale une grande diversité et
une forte abondance du groupe des Amphipodes qui sont dominants pour toutes les stations
prospectées.
Le cortège d’espèces principales se caractérise par une majorité d’Amphipodes à toutes les
stations du site d’étude.
Les espèces principales spécifiques de l'île Plane sont représentées par : les Amphipodes
(Quadrimaera inaequipes, Phtisica marina), l’Isopode (Asellus (Asellus) aquaticus), les
Décapodes (Eualus cranchii, Paguristes eremita), le Sessile (Chthamalus stellatus), le
Myodocopidé (Kogsbergia mediterranea), le Mysidacé (Siriella clausii) et le Pantopode
(Achelia echinata).
Les espèces récoltées à l'île Plane sont essentiellement des espèces rares qui appartiennent à 6
ordres, les espèces communes appartiennent à 5 ordres, les espèces très communes
appartiennent à 4 ordres et les espèces constantes appartiennent aux Amphipodes, Décapodes
et Isopodes.
En ce qui concerne la structure biocénotique, la nature du fond de l'île Plane permet
l’installation de différents ordres de crustacés. L’indice de Shannon et de régularité indiquent
un état de fort déséquilibre au niveau des peuplements de l'île Plane, ce qui serait probablement
dû au groupe des Amphipodes.
Les Amphipodes constituent le groupe des crustacés le plus diversifié en ce qui concerne leur
mode de vie et leurs habitats et constituent l’un des groupes dominants des substrats rocheux
de notre site d’étude. Leur abondance, leur richesse en espèces et leur large répartition suggèrent
que les amphipodes jouent en effet un rôle majeur dans l'écologie de ces habitats.
La mise à jour de l’inventaire carcinologique a permis de recenser 832 espèces et d’ajouter 14
Amphipodes, 1 Sessile et 1 Pantopode concernant l’île Plane, à l’inventaire national des
crustacés de 2017.
On note aussi que l’Isopode Panthura japonica (Richardson,1909) a été signalé par
MARCHINI et al. (2014) comme étant une espèce non indigène en mer Méditerranée. Cette
novelle donnée mérite d’être vérifier par des travaux ultérieurs.
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