Analyse des impacts environnementaux potentiels du forage pétrolier offshore dans le cadre de
l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)
7
1.1.2.
Formation de la roche mère
L’autre partie minoritaire de la masse organique exclues des cycles biogéochimiques de la
surface du globe est transportée par les cours d'eau, pour être redéposée parfois au fond des
mers ou ceux des grands lacs continentaux. Durant ce transfert, elle s’associe à des particules
minérales fines constituées d’argile et de sables très fins, ainsi qu’au plancton marin mort. Ce
mélange se transforme en boues sombres et malodorantes sous l'action de bactéries anaérobies
dans ces milieux peu oxygénés et peu agités par les courants. Ceci permet une préservation
partielle ou totale de la matière organique contenue dans ces boues qui s'accumulent et
durcissent au fil du temps.
Ainsi, avec au moins 1 à 2 % de matière organique, ces boues durcies peuvent jouer le
rôle d’une roche mère qui, à terme, conduira à des gisements de pétrole et gisements de gaz,
sous des conditions spécifiques : (i) un climat favorable avec une température suffisante pour
favoriser le développement d'importantes quantités de plancton ; (ii) une proximité de
l'embouchure d'un grand fleuve charriant beaucoup de débris végétaux ; (iii) des volumes de
sédiments minéraux limités grâce à la non existence de montagne à proximité.
1.1.3.
Enfoncement de la roche mère et formation du kérogène
Sous le poids des sédiments, la roche mère s'enfonce très lentement dans la croûte
terrestre. C’est la subsidence qui est caractérisée par un affaissement progressif de quelques
mètres ou quelques centaines de mètres par million d'années et qui débouche sur la formation
d'un bassin sédimentaire.
Dans les conditions physiques caractérisant ces profondeurs, la roche mère est soumise à des
températures et des pressions de plus en plus fortes. La matière organique s’y retrouve écrasée
par le poids des sédiments avec une pression augmentant en moyenne de 25 bars par 100
mètres. Par conséquent, après la volatilisation des atomes d'azote, de soufre et de phosphore,
la matière organique se transforme en un matériau intermédiaire appelé kérogène qui est
composé d'eau, de CO2, de carbone et d'hydrogène.
1.1.4.
Maturation du kérogène en pétrole et gaz
Les transformations chimiques du Kérogène en pétrole ou en gaz se poursuivront sous l’effet
des températures et des pressions croissantes selon la profondeur d’enfouissement de la roche
mère :
à une profondeur de 1 500 à 2 000 mètres du sous-sol et une température supérieure à
60 °C, le kérogène commence à générer des hydrocarbures par craquage thermique,
appelé également « pyrolyse ».
à une profondeur de 2 000 à 3 800 mètres appelée « fenêtre à huile ou pétrole brut», la
transformation chimique du kérogène par une température entre 60° et 120°C élimine
l’azote et l’oxygène résiduels pour laisser de l’eau, du CO2 et des hydrocarbures
liquides.
l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)
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1.1.2.
Formation de la roche mère
L’autre partie minoritaire de la masse organique exclues des cycles biogéochimiques de la
surface du globe est transportée par les cours d'eau, pour être redéposée parfois au fond des
mers ou ceux des grands lacs continentaux. Durant ce transfert, elle s’associe à des particules
minérales fines constituées d’argile et de sables très fins, ainsi qu’au plancton marin mort. Ce
mélange se transforme en boues sombres et malodorantes sous l'action de bactéries anaérobies
dans ces milieux peu oxygénés et peu agités par les courants. Ceci permet une préservation
partielle ou totale de la matière organique contenue dans ces boues qui s'accumulent et
durcissent au fil du temps.
Ainsi, avec au moins 1 à 2 % de matière organique, ces boues durcies peuvent jouer le
rôle d’une roche mère qui, à terme, conduira à des gisements de pétrole et gisements de gaz,
sous des conditions spécifiques : (i) un climat favorable avec une température suffisante pour
favoriser le développement d'importantes quantités de plancton ; (ii) une proximité de
l'embouchure d'un grand fleuve charriant beaucoup de débris végétaux ; (iii) des volumes de
sédiments minéraux limités grâce à la non existence de montagne à proximité.
1.1.3.
Enfoncement de la roche mère et formation du kérogène
Sous le poids des sédiments, la roche mère s'enfonce très lentement dans la croûte
terrestre. C’est la subsidence qui est caractérisée par un affaissement progressif de quelques
mètres ou quelques centaines de mètres par million d'années et qui débouche sur la formation
d'un bassin sédimentaire.
Dans les conditions physiques caractérisant ces profondeurs, la roche mère est soumise à des
températures et des pressions de plus en plus fortes. La matière organique s’y retrouve écrasée
par le poids des sédiments avec une pression augmentant en moyenne de 25 bars par 100
mètres. Par conséquent, après la volatilisation des atomes d'azote, de soufre et de phosphore,
la matière organique se transforme en un matériau intermédiaire appelé kérogène qui est
composé d'eau, de CO2, de carbone et d'hydrogène.
1.1.4.
Maturation du kérogène en pétrole et gaz
Les transformations chimiques du Kérogène en pétrole ou en gaz se poursuivront sous l’effet
des températures et des pressions croissantes selon la profondeur d’enfouissement de la roche
mère :
à une profondeur de 1 500 à 2 000 mètres du sous-sol et une température supérieure à
60 °C, le kérogène commence à générer des hydrocarbures par craquage thermique,
appelé également « pyrolyse ».
à une profondeur de 2 000 à 3 800 mètres appelée « fenêtre à huile ou pétrole brut», la
transformation chimique du kérogène par une température entre 60° et 120°C élimine
l’azote et l’oxygène résiduels pour laisser de l’eau, du CO2 et des hydrocarbures
liquides.
