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Malgré le développement des énergies renouvelables ces dernières années, la demande reste
croissante quant à l’énergie fossile et les produits raffinés à partir du pétrole brut et du gaz
naturel. Ainsi, les forages offshore et non conventionnels se sont multipliés dans les océans et
les mers, à l’instar de la Méditerrannée où il y’a la concurrence de plusieurs compagnies
nationales et multinationales ; surtout avec le vieillissement des gisements traditionnels et leur
baisse de rendement. En Algérie, le forage en mer est également programmé selon les
communications officielles, dans deux périmètres marins où opèrent les compagnies
Sonatrach, Total et Eni. L’un se trouve à l’Est entre Skikda et Annaba, quant à l’autre, il se
situe à l’Ouest entre Oran et Mostaganem.
Cependant, l’avantage économique et géostratégique de ce type d’industrie pétrolière et
gazière doit être pesé et évalué par rapport aux risques et impacts environnementaux
notamment la qualité des écosystèmes marins, en particulier la biodiversité et la préservation
des ressources alimentaires pour les populations.
En effet, dans les activités du forage pétrolier, les boues assurent des fonctions essentielles et
multiples dont, le forage du puits, le refroidissement du trépan, le transport en surface des
déblais, et le maintien de la stabilité des parois. Ce sont des fluides complexes avec plusieurs
additifs chimiques et minéraux. Leur type est déterminé par la phase continue qui peut être
l’eau douce ou saumâtre (WBM, Water Based-Mud), ou l’huile (OBM, Oil Based-Mud).
Selon les contraintes mécaniques du forage ainsi que les conditions physico-chimiques des
formations traversées, la composition des boues est ajustée avec précision par ajouts d’additifs
organiques et minéraux tels que les agents alourdissants, tensioactifs, et viscosifiants. Après
leur utilisation dans les différentes phases du puits, les boues composées des fluides résiduels
et déblais contaminés appelés cuttings, constituent la plus grande part des rejets de forage
(515- 2900m
3 /puits).
Tout au long de leur cycle de vie, ces boues présentent donc un grand potentiel polluant pour
l’environnement. La législation concernant les boues de forage est de plus en plus restrictive
au fur et à mesure que la connaissance de leurs mécanismes de pollution progresse. Des
recommandations et guides de gestion optimale des boues ont été élaborés dans plusieurs sites
on shore et offshore (OGD, 2001 ; OGP, 2003 ; UKOOA, 2002 ; U.S. EPA, 2000, 2003).
De nombreux travaux ont été entrepris pour évaluer les impacts environnementaux des sites
pétroliers au niveau de plusieurs pays dans le monde. L’analyse des impacts a été menée sous
plusieurs angles selon la problématique de la pollution locale et la réglementation
environnementale en rigueur. Ainsi, une méthodologie d’analyse de risques dus aux
hydrocarbures a été élaborée en répertoriant tous les sites pétroliers et gaziers aux U.S.A (API
2001 ; Nakles 2005)
D’une façon générale, les sites offshores ont été le plus étudiés en raison de l’exposition
directe et importante des écosystèmes du milieu marin aux substances toxiques contenues
dans les différents types de boue. L’évaluation a concerné surtout les impacts locaux durant
deux étapes clés du cycle de vie des boues, à savoir le forage du puits et le dépôt des rejets de
forage (Cranford et al. 1999 ; Neff et al. 2000 ; Sadiq 2001 ; Sadiq et al. 2003 ; Perry 2005).
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Analyse des impacts environnementaux potentiels du forage pétrolier offshore dans le cadre de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) - 11/104

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