Résultats et Discussions
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Risques dus aux polluants métalliques
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Le tableau (IV-7) illustre les concentrations en métaux (Hg total, Cd et Pb) dans différentes
zones du littoral algérien, y compris celles de notre étude, enregistrées dans différentes
espèces bioindicatrices appartenant de deux groupes faunistiques (Mollusques et Poissons).
Afin de prévenir les risques des éléments métalliques toxiques sur la santé de la
biodiversité des milieux environnementaux, ensuite sur la population humaine à travers la
consommation des produits de la pèche, il devient nécessaire de calculer les limites
tolérables.
Les limites tolérables provisoires fixées par le JECFA (Comité mixte FAO / OMS
d'experts) sont de l’ordre de 5 ppm pour le Mercure total, 2.5 ppm pour le Cadmium et 25
ppm pour le Plomb. Ces valeurs ont été exprimées par personne sur la base des statistiques
de consommation des différents produits.
En absence des statistiques sur les taux de consommation, nous avons jugé utile d’utiliser
un taux de consommation moyen de l’ordre de 1kg / Mois / Personne pour qu’on puisse
effectuer une comparaison avec les limites citées ci-dessus.
Compte tenu de l’espèce de poisson et des fruits de mer considérés ainsi que les éléments à
analyser, et des résultats de quelques études antérieurs, les données obtenues dans notre
étude, sont toutes inférieures aux limites tolérables par le JECFA.
Pour le plomb, seule la concentration au niveau de la chair du rouget péché du
Mostaganem, est légèrement supérieure aux seuils provisoires. Cela, selon le plan
d’aménagement côtier, peut être lié aux rejets et à la maintenance des navires dans la zone
de mouillage des navires des ports d’Arzew et de Béthioua, qui est située au droit des houles
dominantes hivernales du Nord-Ouest, et qui peuvent être entraînés vers la côte de
Mostaganem un amoncellement des macrodéchets sur les plages Est de la ville de
Mostaganem.
A partir de nos résultats, il est à noter que la contribution des espèces cibles à la
bioaccumulation des métaux (Hg total, Cd et Pb), au sein des zones d’étude, est présente
dans cet ordre ( Mostaganem > Ain Taya > Ghazaouet > Zeralda), ce qui peut nous
renseigner à l’état de santé des milieux, qui sont à l’exception du Mostaganem,
probablement ne posent pas des risques sanitaires sur la biodiversité et la santé humaine vu
que toutes les espèces cibles sont comestibles.
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