Résultats et Discussions
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Les résultats du dosage de ces éléments toxiques montrent que les mollusques bivalves
concentrent moins de Mercure par rapport aux mollusques gastéropodes, probablement ça
revient au régime alimentaire. En effet, selon Belivermis et al., (2019), les mollusques
filtreurs ont la capacité à concentrer le Mercure moins que les autres mollusques.
Au sein des échantillons de Mytilidae prélevées du site Zeralda, les concentrations des trois
métaux enregistrées chez les femelles des moules Perna perna est élevée par rapports à celle
enregistrées chez les mâles. Chez les Mytilus galloprovincialis, pour le Mercure, les
femelles accumulent plus que les mâles, par contre, pour le Plomb et le Cadmium les mâles
accumulent plus que les femelles.
L’accumulation des Mytilus galloprovincialis prélevées d’Ain Taya en Plomb et en
Cadmium, est très importante par rapport à celle en Mercure total, tandis que l’accumulation
des patelles est élevée pour les trois métaux.
D’après Sokolowski (2004), bien que les fluctuations intersexuelles de l’accumulation de
métaux dans les moules, sont largement étudiées chez diverses espèces, en utilisant à la fois
des approches de terrain et des approches expérimentales, le concept général de cette
relation est encore discutable.
Watling et al., (1976) ont signalé que chez les femelles des mytilidae, les concentrations
en métaux essentiels (Cuivre et Zinc) sont élevées, alors que pour les éléments toxiques
(Cadmium et Plomb) aucune différence significative n’était observée. Aussi, Kavun (1991),
n’a relevé aucune différence intersexuelle dans les concentrations aux éléments traces
métalliques chez Perna perna. Par contre l’étude de Bawazir (2000) sur la même espèce,
montre que tous les métaux sauf le Fer présentent des concentrations tissulaires plus élevés
chez les femelles que chez les mâles, et cela peut être lié aux processus biologiques (cycle
de développement des gonades), et les conditions environnementales (nature des rejets et les
apports terrigènes qui s’alimente la région d’où le prélèvement a été effectué.
L'effet de la taille des moules sur la concentration en métal n’a pas été abordé lors de cette
étude, vu que la longueur des coquilles était limitée à une classe de taille où les individus
sont adultes.
A partir des résultats obtenus, nous constatons que les teneurs en polluants métalliques
toxiques enregistrés au sein des deux stations Zeralda et Ain Taya peuvent être liées d'une
part à sa présence naturelle dans le milieu. D'autre part, liées aux apports terrigènes et les
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Contribution à l’évaluation des risques environnementaux radioactifs et métalliques sur la biodiversité de quelques organismes marins - 67/106

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