Généralités
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Le
210
Po a également une origine artificielle : il peut être produit dans un réacteur nucléaire
par bombardement neutronique de Bismuth209, générant ainsi du Bismuth210 qui se
transforme alors, par émission béta en
210
Po. Dans l’industrie, le polonium peut être utilisé
dans les appareils d’ionisation afin d’éliminer l’accumulation de charges électrostatiques
produites, par exemple, lorsqu’on enroule du papier, des fils ou des feuilles métalliques
(Amiard, 2011).
 Comportements
Le comportement de
210 Po dans un plan d'eau est influencé par une combinaison de
processus physiques et chimiques, dont son activité dans les eaux oxiques est inférieure à
celle dans les eaux anoxiques saisonnières, ainsi son affinité d’accumuler dans les tissus des
biotes marins est élevée en comparaison avec celle d’eau douce. En outre, son comportement
et cycle peuvent être affectés par l’activité microbienne et la forme chimique du soufre, car la
libération de
210 Po peut être accrue chez les bactéries enrichies en soufre (Skipperud, 2013).
Dans le milieu marin, le
210
Po est émis directement dans l’eau ou par échange avec les
formes volatiles de l’air et des retombées atmosphériques. Il se présente généralement sous
forme insoluble et associée à la phase particulaire ou colloïdale. Il se trouve piégé dans les
sédiments liés à d’autres phases minérales ou précipités sous forme de sulfure (Amiard,
2011).
L’accumulation de
210 Po chez les espèces animales est très différente de celle chez les
végétaux. Différentes espèces de mollusques vivant dans le même rivage rocheux intertidal
peuvent afficher des concentrations de
210 Po très différentes, dépendent du régime alimentaire
de l’espèce (herbivores, carnivores ou filtrante), ainsi que le coefficient écotrophiques due aux
relations proie-prédateurs et du transfert d’énergie dans la chaine alimentaire marine
(Carvalho, 2011)
 Radio-toxicité
La radio-toxicité ou toxicité radiologique, résulte de l’exposition aux rayonnements
ionisants émis par les radionucléides ; Pour un organisme vivant donné, cette exposition
dépend des récepteurs écologiques et se fait selon plusieurs voies : le contact direct avec son
milieu de vie ou par réalisation des processus métaboliques (Respiration ou Ingestion)
(CEAEQ, 2015).
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