CHAPITRE IV
Evolution spatiotemporelle de la ligne de côte
64
Introduction
La morphologie des littoraux meubles est complexe et s’organise très souvent sur des
secteurs longs de plusieurs kilomètres, où interagissent un grand nombre de facteurs
physiques, biologiques et sédimentaires. Dans ces environnements, la tendance naturelle
d’érosion est accélérée par des interventions humaines limitant le volume des sédiments
essentiel au maintien des plages et à la stabilité du trait de côte (PASKOFF, 1998). Ceci
conduit à des perturbations dans les évolutions côtières. Localement, les effets des ouvrages
de protection (digues, épis, ouvrages portuaires) contribuent à un déséquilibre de la
dynamique sédimentaire littorale. Raison pour laquelle, le recours à la technique de la photointerprétation, à différentes dates, permet une vision générale et rétrospective des
phénomènes.
Le but est de présenter les résultats préliminaires d’une étude faisant appel aux documents
cartographiques et à l’imagerie satellitale multidate pour mesurer les conséquences des
installations touristiques sur l’évolution du trait de côte et la répartition des masses sableuses
dans la cote de Lido.
I 1
istorique d évolution de trait de c te de la zone Lido
D’une manière générale, le littoral de la baie d’Alger est globalement en recul. L’érosion
est liée aux facteurs naturels régissant la dynamique littorale et à l’action anthropique
notamment, l’extraction de sable, l’urbanisation proche de la mer ainsi que la pollution. La
somme de tous ces facteurs se solde par l’altération de l’équilibre naturel du littoral.
Le littoral du Lido (zone militaire non comprise) est sujet à une érosion de la plage. Ce
phénomène s'accentue fortement au droit de la zone des habitations dont certaines se
retrouvent en contact direct avec la mer. Le défaut de réseaux de collecte des eaux usées et
pluviales se traduit par une destruction du profil de la plage qui favorisera sa récession à court
terme.
Sur une durée de 27 ans (1980-2007), le recul du trait de côte a été estimé en moyenne à
20 mètres, soit un recul de 70 cm par an (LEM.2009). Cette évolution est du même ordre de
grandeur que celle observée sur le site voisin de Stamboul (au SW de l’avancée rocheuse de
Bordj el Kiffan). Actuellement le trait de côte se situe au pied des habitations du secteur. Des
dégradations avancées d’habitations entières comme le montrent les images de Google Earth
pro prises en 2000, 2005 ,2007 et 2019.
L’idée de base dans la détermination du déplacement de la ligne de côte de Bordj El Kiffan
lido est de superposer les traits de côte numérisés, et de mesurer la distance entre eux à
différents points le long du littoral. Cela permet de calculer des taux de changement annuels
(en mètre par an).
Evolution spatiotemporelle de la ligne de côte
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Introduction
La morphologie des littoraux meubles est complexe et s’organise très souvent sur des
secteurs longs de plusieurs kilomètres, où interagissent un grand nombre de facteurs
physiques, biologiques et sédimentaires. Dans ces environnements, la tendance naturelle
d’érosion est accélérée par des interventions humaines limitant le volume des sédiments
essentiel au maintien des plages et à la stabilité du trait de côte (PASKOFF, 1998). Ceci
conduit à des perturbations dans les évolutions côtières. Localement, les effets des ouvrages
de protection (digues, épis, ouvrages portuaires) contribuent à un déséquilibre de la
dynamique sédimentaire littorale. Raison pour laquelle, le recours à la technique de la photointerprétation, à différentes dates, permet une vision générale et rétrospective des
phénomènes.
Le but est de présenter les résultats préliminaires d’une étude faisant appel aux documents
cartographiques et à l’imagerie satellitale multidate pour mesurer les conséquences des
installations touristiques sur l’évolution du trait de côte et la répartition des masses sableuses
dans la cote de Lido.
I 1
istorique d évolution de trait de c te de la zone Lido
D’une manière générale, le littoral de la baie d’Alger est globalement en recul. L’érosion
est liée aux facteurs naturels régissant la dynamique littorale et à l’action anthropique
notamment, l’extraction de sable, l’urbanisation proche de la mer ainsi que la pollution. La
somme de tous ces facteurs se solde par l’altération de l’équilibre naturel du littoral.
Le littoral du Lido (zone militaire non comprise) est sujet à une érosion de la plage. Ce
phénomène s'accentue fortement au droit de la zone des habitations dont certaines se
retrouvent en contact direct avec la mer. Le défaut de réseaux de collecte des eaux usées et
pluviales se traduit par une destruction du profil de la plage qui favorisera sa récession à court
terme.
Sur une durée de 27 ans (1980-2007), le recul du trait de côte a été estimé en moyenne à
20 mètres, soit un recul de 70 cm par an (LEM.2009). Cette évolution est du même ordre de
grandeur que celle observée sur le site voisin de Stamboul (au SW de l’avancée rocheuse de
Bordj el Kiffan). Actuellement le trait de côte se situe au pied des habitations du secteur. Des
dégradations avancées d’habitations entières comme le montrent les images de Google Earth
pro prises en 2000, 2005 ,2007 et 2019.
L’idée de base dans la détermination du déplacement de la ligne de côte de Bordj El Kiffan
lido est de superposer les traits de côte numérisés, et de mesurer la distance entre eux à
différents points le long du littoral. Cela permet de calculer des taux de changement annuels
(en mètre par an).
