Synthèse bibliographique
24
La nitrification se décompose elle-même en deux sous étapes que sont la nitritation (3) et la
nitratation (4), c’est-à-dire l’oxydation de l’ammonium en nitrites puis en nitrates.
í µí±í µí°» 4
+
í µí± 2
→ í µí±í µí± 2
−
(3)
í µí±í µí± 2
−
í µí± 2
→ í µí±í µí± 3
−
(4)
Les bactéries utilisées pour ces deux réactions sont toutes les deux dites nitrifiantes. La
nitrification est réalisée en général à l’aide de bactéries du type Nitrosomas, alors que la
nitratation fait appel aux bactéries de type Nitrobacter (Rocher, et al,. 2008). Elles sont
également autotrophes, c'est-à-dire qu’elles n’ont besoin que de carbone minéral comme source
de carbone. La source de carbone minéral la plus couramment utilisée est le bicarbonate.
Le terme de filtres biologiques ou biofiltres utilisé en traitement d’eaux résiduaires recouvre
l’ensemble des procédés qui associent une épuration biologique par cultures fixées et une
rétention des matières en suspension. Cette technique met en œuvre des films biologiques
minces et régulièrement renouvelés par les lavag es (cycles de 12 à 48 h). Il en résulte une
biomasse de concentration et surtout d’activité plus élevées qu’en boue activée (Azimi, et al,.
2010).
Ses principaux avantages par rapport à une boue activée sont les suivants :
• Gain de place, dû en particulier à la suppression de l’étage de clarification. Cette
compacité facilite la couverture des ouvrages, la maîtrise des nuisances olfactives et
sonores et la réalisation de stations esthétiques ;
• Pas de risque de lessivage, puisque la biomasse est fixée sur un support permettant de faire
face à des variations de débit ;
• Adaptation au traitement d’eaux résiduaires diluées ; les vitesses d’eau pouvant être très
élevées (voir ci- après) sans nuire au traitement ;
• Construction modulaire et facilité d’automatisation (comparable aux batteries de filtration
des stations d’eau potable).
L’oxygénation peut être réalisée par dissolution préalable d’oxygène de l’air (procédé Flopac),
ou par injection directe d’air dans le réacteur (procédé Biofor).
Sachant que :
• Le Flopac est le procédé par prédissolution d’oxygène dans l’eau à traiter
(www.suezwaterhandbook.fr)
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La nitrification se décompose elle-même en deux sous étapes que sont la nitritation (3) et la
nitratation (4), c’est-à-dire l’oxydation de l’ammonium en nitrites puis en nitrates.
í µí±í µí°» 4
+
í µí± 2
→ í µí±í µí± 2
−
(3)
í µí±í µí± 2
−
í µí± 2
→ í µí±í µí± 3
−
(4)
Les bactéries utilisées pour ces deux réactions sont toutes les deux dites nitrifiantes. La
nitrification est réalisée en général à l’aide de bactéries du type Nitrosomas, alors que la
nitratation fait appel aux bactéries de type Nitrobacter (Rocher, et al,. 2008). Elles sont
également autotrophes, c'est-à-dire qu’elles n’ont besoin que de carbone minéral comme source
de carbone. La source de carbone minéral la plus couramment utilisée est le bicarbonate.
Le terme de filtres biologiques ou biofiltres utilisé en traitement d’eaux résiduaires recouvre
l’ensemble des procédés qui associent une épuration biologique par cultures fixées et une
rétention des matières en suspension. Cette technique met en œuvre des films biologiques
minces et régulièrement renouvelés par les lavag es (cycles de 12 à 48 h). Il en résulte une
biomasse de concentration et surtout d’activité plus élevées qu’en boue activée (Azimi, et al,.
2010).
Ses principaux avantages par rapport à une boue activée sont les suivants :
• Gain de place, dû en particulier à la suppression de l’étage de clarification. Cette
compacité facilite la couverture des ouvrages, la maîtrise des nuisances olfactives et
sonores et la réalisation de stations esthétiques ;
• Pas de risque de lessivage, puisque la biomasse est fixée sur un support permettant de faire
face à des variations de débit ;
• Adaptation au traitement d’eaux résiduaires diluées ; les vitesses d’eau pouvant être très
élevées (voir ci- après) sans nuire au traitement ;
• Construction modulaire et facilité d’automatisation (comparable aux batteries de filtration
des stations d’eau potable).
L’oxygénation peut être réalisée par dissolution préalable d’oxygène de l’air (procédé Flopac),
ou par injection directe d’air dans le réacteur (procédé Biofor).
Sachant que :
• Le Flopac est le procédé par prédissolution d’oxygène dans l’eau à traiter
(www.suezwaterhandbook.fr)
