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Introduction générale
Pendant longtemps, le poisson provenait essentiellement de la pêche locale et pour une part
beaucoup plus modeste, des piscicultures d’eau douce. Pour répondre à l’augmentation
spectaculaire de la consommation de produits aquatiques (passée en 50 ans de 10 à 19,7 kg
par an et par être humain) et à la stagnation des captures de la pêche du fait de la raréfaction
des ressources halieutiques, de nombreux pays ont fait le choix de développer leur
aquaculture (FAO, 2002). C’est pourquoi aujourd’hui à l’échelle de la planète, l’aquaculture
produit autant que la pêche.
Par définition, l'aquaculture concerne l'élevage et la récolte de poissons, de mollusques et de
plantes aquatiques. Cette activité représente une part de plus en plus importante du secteur de
la production alimentaire. Le déclin des stocks sauvages et la demande croissante de poisson
comme source de protéine ont favorisé l'essor du secteur aquacole partout dans le monde.
L'aquaculture est donc une solution novatrice aux changements fondamentaux qui
bouleversent les pêches à l'échelle planétaire et c’est aussi le secteur de la production
alimentaire qui, en ce moment, se développe le plus rapidement dans le monde (FAO, 2002).
Par ailleurs, l’aquaculture est aussi très consommatrice d’eau. Celle-ci doit être fréquemment
renouvelée pour que les poissons d’élevage s’y développent de façon satisfaisante. D’autre
part, l’eau rendue au milieu récepteur doit être propre afin de protéger l’écosystème
aquatique. Contrairement à tous les autres systèmes industriels ou agricoles, les systèmes
aquacoles sont donc de très gros consommateurs d'eau. A production égale, ils sont 100 à 10
000 fois plus demandeurs que leurs homologues les plus exigeants. C’est pourquoi l’eau en
qualité et en quantité reste la clé d’une aquaculture durable. D'où la nécessité de renforcer ses
performances et sa durabilité (Ifremer, 1987).
L’aquaculture doit se doter de système de traitement et de recyclage de l’eau. Ce qui nécessite
des couts élevés pour l’achat, l’installation et la maintenance de ces systèmes de traitement et
de recyclage d’eau.
A titre d’exemple, selon les experts de l'ONU, l'aquaculture intensive produit 110 kg d'azote
par tonne de poissons produits, 12 kg de phosphore et 450 kg de carbone. Ces déchets
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Etude du procédé hybride couplant l’adsorption et la photocatalyse. Application au traitement des effluents issus des fermes piscicoles. - 20/180

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