Suivi des paramètres biogéochimiques au large de Raïs Hamidou |Conclusion
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Conclusion
Notre présente étude a pour but de suivre l’évolution temporelle des paramètres
biogéochimiques au niveau d’une station au large de Raïs Hamidou qui se situe au centre de la
côte algéroise, entre la baie d’Alger et celle d’El Djamila.
L’analyse des échantillons récoltés durant la saison printanière (Avril, Mai et début Juillet
2019), nous a permis de dresser un premier aperçu des propriétés biogéochimiques de la zone
d’études. Les résultats de ce mémoire sont synthétisés dans ce qui suit :
La zone d’études est occupée par des eaux Atlantiques modifiées (MAW) ; La température
de l’eau est affectée par la température saisonnière de l’air avec une installation de la
thermocline saisonnière à partir du mois de Mai. La salinité est quand-à-elle typiquement
méditerranéenne et augmente avec la profondeur et le mélange avec les eaux intermédiaires
plus salines.
Les teneurs en oxygène dissous sont variables d’un mois à l’autre selon l’activité
photosynthétique. La production primaire atteint son maximum durant le mois d’Avril qui est
marqué par un DCM à 30m de profondeur. Cette activité photosynthétique est accompagnée
par une production d’oxygène et une consommation importante de sels nutritifs. Le mois de
Mai est caractérisé par une faible production primaire sur toute la colonne, tandis que le mois
de Juillet est plus productif. Le mois de Juillet semble caractérisé par la prolifération de
phytoplancton à coquille siliceuse (exp : les diatomées).
Les teneurs en chlorophylle-a varient dans de fortes proportions pendant la saison printanière
et présentent des profils verticaux avec diverses allures et ce à cause de nombreux facteurs
(exp : les conditions météorologiques/hydrographiques).
Les variations des concentrations du TCO2 et de l’AT sont essentiellement expliquées par
les processus physiques, chimiques et biologiques observés. Les concentrations augmentent
avec la profondeur sous l’effet de la reminéralisation de la matière organique, de l’augmentation
de la salinité et de dissolution des carbonates de calcium. Le pH, par contre, évolue en sens
inverse puisqu’il reflète le caractère d’acidité de l’eau (contrairement à l’alcalinité). Ce
paramètre est probablement influencé par les échanges de CO2 à l’interface air-mer et/ou
l’oxydation de la matière organique.
A l’exception du mois de juillet (été) qui est caractérisé par des eaux presque à l’équilibre
avec l’atmosphère en CO2, la station de Raïs Hamidou s’est comportée comme une source
importante de CO2 pour l’atmosphère durant le printemps 2019. Ce comportement est expliqué
par l’effet combiné du facteur thermique, des échanges air-mer et de la photosynthèse.
Il est important de signaler également que la zone d’étude est soumise à des pressions
anthropiques considérables (port de pêche, cimenterie, rejets urbains) qui présentent un réel
danger pour l’écosystème marin. Néanmoins, la zone ouverte de Raïs Hamidou est sujette à
l’influence du courant algérien qui semble renouveler constamment les eaux de la région.
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Conclusion
Notre présente étude a pour but de suivre l’évolution temporelle des paramètres
biogéochimiques au niveau d’une station au large de Raïs Hamidou qui se situe au centre de la
côte algéroise, entre la baie d’Alger et celle d’El Djamila.
L’analyse des échantillons récoltés durant la saison printanière (Avril, Mai et début Juillet
2019), nous a permis de dresser un premier aperçu des propriétés biogéochimiques de la zone
d’études. Les résultats de ce mémoire sont synthétisés dans ce qui suit :
La zone d’études est occupée par des eaux Atlantiques modifiées (MAW) ; La température
de l’eau est affectée par la température saisonnière de l’air avec une installation de la
thermocline saisonnière à partir du mois de Mai. La salinité est quand-à-elle typiquement
méditerranéenne et augmente avec la profondeur et le mélange avec les eaux intermédiaires
plus salines.
Les teneurs en oxygène dissous sont variables d’un mois à l’autre selon l’activité
photosynthétique. La production primaire atteint son maximum durant le mois d’Avril qui est
marqué par un DCM à 30m de profondeur. Cette activité photosynthétique est accompagnée
par une production d’oxygène et une consommation importante de sels nutritifs. Le mois de
Mai est caractérisé par une faible production primaire sur toute la colonne, tandis que le mois
de Juillet est plus productif. Le mois de Juillet semble caractérisé par la prolifération de
phytoplancton à coquille siliceuse (exp : les diatomées).
Les teneurs en chlorophylle-a varient dans de fortes proportions pendant la saison printanière
et présentent des profils verticaux avec diverses allures et ce à cause de nombreux facteurs
(exp : les conditions météorologiques/hydrographiques).
Les variations des concentrations du TCO2 et de l’AT sont essentiellement expliquées par
les processus physiques, chimiques et biologiques observés. Les concentrations augmentent
avec la profondeur sous l’effet de la reminéralisation de la matière organique, de l’augmentation
de la salinité et de dissolution des carbonates de calcium. Le pH, par contre, évolue en sens
inverse puisqu’il reflète le caractère d’acidité de l’eau (contrairement à l’alcalinité). Ce
paramètre est probablement influencé par les échanges de CO2 à l’interface air-mer et/ou
l’oxydation de la matière organique.
A l’exception du mois de juillet (été) qui est caractérisé par des eaux presque à l’équilibre
avec l’atmosphère en CO2, la station de Raïs Hamidou s’est comportée comme une source
importante de CO2 pour l’atmosphère durant le printemps 2019. Ce comportement est expliqué
par l’effet combiné du facteur thermique, des échanges air-mer et de la photosynthèse.
Il est important de signaler également que la zone d’étude est soumise à des pressions
anthropiques considérables (port de pêche, cimenterie, rejets urbains) qui présentent un réel
danger pour l’écosystème marin. Néanmoins, la zone ouverte de Raïs Hamidou est sujette à
l’influence du courant algérien qui semble renouveler constamment les eaux de la région.
