phase de ponçage est réalisée avec de la poudre d’aluminium (0.1µm) suivie d’un lissage avec
les feutres précités.
Lorsque le nucleus est bien visible et lorsque l’ensemble des nuclei accessoires bien défini,
alors la phase de ponçages et de polissage est terminée, En effet, arrivé à cette profondeur de
polissage, tous les accroissements journaliers sont lisibles.
-Lecture des otolithes
Toujours collées sur la lame de verre, les sagittae poncées et polies sont observées sous un
microscope photonique. Pour la lecture et l’interprétation des accroissements journaliers, le
passage par divers grossissements est nécessaire (Gx10, Gx20, Gx40, Gx100) ; une goutte
d’huile d’immersion est ajoutée à l’avance sur les otolithes pour les éclaircir.
La lecture et l’interprétation des accroissements situés dans la zone centrale, correspondant à
la phase larvaire, sont difficiles sur les sagittae des merlus dont la longueur est supérieure à 8
centimètres. Pour contourner cette contrainte, les âges en jours (nombre d’accroissements
journaliers) ont été estimés en comptant les accroissements journaliers compris entre le
nucleus accessoire le plus antérieur (le premier formé car proche du noyau), qu’on désignera
par NAA, et l’extrémité du rostre (bord antérieur de l’otolithe). Cet axe (NAA -- bord du
rostre) est caractérise par une bonne définition des accroissements et donc une meilleure
image du patron de croissance de l’otolithe. Ainsi, il est aisé de suivre les prolongements des
accroissements et de mettre en évidence tout tassement ou dédoublement de ces derniers.
Le choix du nucleus accessoire (ou centre accessoire de croissance) le plus antérieur (NAA)
est lié au fait que celui ci apparaît durant la phase de transition de la vie pélagique larvaire à la
vie demersale du merlu (Arneri et Morales-Nin, 2000). L’âge ainsi estimé correspond à la
période de vie demersale du merlu.
Chez certains merlus dont la longueur est inférieure à 8 centimètres, il nous a été possible de
dénombrer les accroissements situes entre le nucleus et le NAA, nous permettant ainsi
d’estimer la durée de la période larvaire pélagique.
Les accroissements ont été comptés deux fois et une troisième fois par M. KACHER. Le
pourcentage moyen d’erreur était inférieur à 10%.
La moyenne des trois lectures sur chaque otolithe est retenue comme étant l’âge en jours du
Merlu depuis sa transition à la vie demersale.
Remarque :
*Le patron de croissance d’un otolithe traduit le schéma et/ou l’image de la disposition et/ou
la succession des accroissements journaliers le composant. Cette notion de ‘Patron’ est
utilisée dans tous les manuels d’otolithomètrie et dans bon nombre de publications dont Pepin
et al (2001) et Gauldie(1995) ou de thèses dont Kacher (2004) ;
*Les moyennes utilisées sont des moyennes arithmétiques avec leurs écartype évaluant la
dispersion par rapport à la moyenne.
*La régression utilisée est une régression aux moindres carrées.
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Quelques éléments d\'approche sur la pêcherie du merlu à Jijel et Bejaia et contribution à l\'estimation de la croissance journalière des juvéniles de merlu (Merluccius , Linnaeus,1758) dans la baie de Jijel - 14/30

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