Tableau 20. Analyse de l’impact de changement de M par âge sur les paramètres
d’exploitations de S. aurita de la région centre de la côte algérienne.
Paramètres d’exploitations
M constante
M variable
Différence
Bmax (g)
12.174
8.446
3.728
MSY (g)
8.167
6.456
1.711
F MSY / an
3.165
4.53
1.365
B/R actuel (g)
21.760
17.421
4.339
Y/R actuel (g)
6.961
5.083
1.878
SSB/R actuel (g)
18.098
11.654
6.444
Nombre de recrus (millions)
2564
3511
947
Biomasse de stock mature (tonnes)
46408
49711
3303
Biomasse moyenne (tonnes)
55799
61179
5380
Biomasse équilibrée (tonnes)
63047
73272
10225
Pertes causées par M (tonnes)
45197
55422
10225
Gains causés par R (tonnes)
2936
4021
1085
Gains par la croissance (tonnes)
60110
69251
9141
F global /an
0.156
0.130
0.026
Les résultats de l’étude du rendement et de la biomasse par recrue, notamment les valeurs
maximales de Y/R et B/R sont donc sensibles aux variation de la mortalité naturelle.
On observe que les changements dans les valeurs de M, ont des impacts très nets sur la
biomasse (moyenne et équilibrée) de cette espèce (Tableau 20).
Les conclusions que l’on peut tirer des différences entre les deux courbes de rendements par
recrue (M constante et variable) sont :
1. si M est constante, F MSY est plus faible (3.165/an), et MSY plus élevé (8.167 g), les
poissons atteindront rapidement l’âge auquel les pertes dues à la mortalité naturelle
excédent le gain de biomasse dû à la croissance. En conséquence, il faut que F soit
élevé pour que l’on puisse capturer les poissons avant qu’ils ne meurent de causes
naturelles ; et
2. si M est variable, une valeur de F MSY plus élevée (4.53/an) et une valeur de MSY plus
faible (6.456 g). qui est difficile à estimer par rapport à celle de M constante qui
présente un MSY nette. Le gain de biomasse dû à la croissance excédera les pertes
causées par la mortalité naturelle pendant une grande partie de l’existence de la cohorte.
Dans ce cas, on a intérêt à laisser les poissons atteindre une grande taille, ce qui signifié
que l’exploitation soit optimale d’un point de vue halieutique.
La longueur moyenne de capture, estimée à 16.52 cm pour un âge de 2.19 ans, soit M constante
ou variable, demeure largement supérieure à la taille de première maturité sexuelle (L50) tous
sexes confondus qui est de l’ordre de 13.9 cm.
Comme Bouaziz (2007), il ressort de cette analyse que les jeunes individus sont épargnés d’une
surexploitation par le recrutement « recruitment overfishing ». De plus, les individus matures
ne présentent pas le risque d’une surpêche par la croissance « growth overfishing » du fait
qu’ils ont déjà pondu au moins une fois dans leur vie, assurant ainsi la pérennité du stock.
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