Conclusion générale
48
Conclusion générale
Ce travail réalisé en juin 2008 a permis de mettre en place un balisage le long d’une portion
de la limite inférieure de l’herbier à Posidonia oceanica de l’Anse de Kouâli. Ce site
correspond à une zone très peu anthropisée et est considéré comme zone de référence dans la
baie de Bou Ismaïl.
La limite inférieure de l’herbier de ce site est située à 18,3 m de profondeur en moyenne.
L’herbier se développe sur substrat rocheux, sans édification de matte et ne montre pas de
dynamique d’extension vers le large ; c’est une limite franche. Le déchaussement des
rhizomes est relativement important à certains endroits, ce qui indique un bilan sédimentaire
négatif, contribuant à leur fragilité vis-à-vis des courants de fond.
Le recouvrement de l’herbier est variable, il est compris entre 15 et 57,5 % ; densité moyenne
de 174 faisceaux/m², il est de ce fait classé herbier très clairsemé de type IV (sub-normale).
Les paramètres de biométrie foliaire et de biomasse mesurés montrent que l’herbier présente
une bonne vitalité, ce qui vient conforter les résultats obtenus par BOUMAZA (1995) et
AMAROUCHE (2005).
L’étude lépidochrnologique a montré le faible taux de croissance des rhizomes, qui résulte des
faibles apports sédimentaires et l’absence d’édification de matte.
Les résultats de tous ces paramètres montrent que l’herbier à Posidonia oceanica de l’Anse
de Kouâli présente une bonne vitalité, sans toutefois présenter une dynamique de colonisation.
L'intérêt et l'originalité de la mise en place d'un tel système de surveillance basé sur le
balisage sont de suivre à long terme la dynamique évolutive et l'état de vitalité des herbiers de
Posidonies, utilisés comme bio-indicateurs de la qualité globale du milieu. Ce type de système
permettra de détecter toute altération de la qualité de l’eau, se traduisant par une régression de
la limite inférieure.
L’efficacité de cette technique est cependant conditionnée par la visite régulière (au minimum
tous les trois ans) des structures mises en place. Toutefois, il sera nécessaire de vérifier
l’ancrage des balises tous les six mois en moyenne, car celles-ci n’ont pas pu être fixées
profondément à cause de la nature rocheuse du substrat.
48
Conclusion générale
Ce travail réalisé en juin 2008 a permis de mettre en place un balisage le long d’une portion
de la limite inférieure de l’herbier à Posidonia oceanica de l’Anse de Kouâli. Ce site
correspond à une zone très peu anthropisée et est considéré comme zone de référence dans la
baie de Bou Ismaïl.
La limite inférieure de l’herbier de ce site est située à 18,3 m de profondeur en moyenne.
L’herbier se développe sur substrat rocheux, sans édification de matte et ne montre pas de
dynamique d’extension vers le large ; c’est une limite franche. Le déchaussement des
rhizomes est relativement important à certains endroits, ce qui indique un bilan sédimentaire
négatif, contribuant à leur fragilité vis-à-vis des courants de fond.
Le recouvrement de l’herbier est variable, il est compris entre 15 et 57,5 % ; densité moyenne
de 174 faisceaux/m², il est de ce fait classé herbier très clairsemé de type IV (sub-normale).
Les paramètres de biométrie foliaire et de biomasse mesurés montrent que l’herbier présente
une bonne vitalité, ce qui vient conforter les résultats obtenus par BOUMAZA (1995) et
AMAROUCHE (2005).
L’étude lépidochrnologique a montré le faible taux de croissance des rhizomes, qui résulte des
faibles apports sédimentaires et l’absence d’édification de matte.
Les résultats de tous ces paramètres montrent que l’herbier à Posidonia oceanica de l’Anse
de Kouâli présente une bonne vitalité, sans toutefois présenter une dynamique de colonisation.
L'intérêt et l'originalité de la mise en place d'un tel système de surveillance basé sur le
balisage sont de suivre à long terme la dynamique évolutive et l'état de vitalité des herbiers de
Posidonies, utilisés comme bio-indicateurs de la qualité globale du milieu. Ce type de système
permettra de détecter toute altération de la qualité de l’eau, se traduisant par une régression de
la limite inférieure.
L’efficacité de cette technique est cependant conditionnée par la visite régulière (au minimum
tous les trois ans) des structures mises en place. Toutefois, il sera nécessaire de vérifier
l’ancrage des balises tous les six mois en moyenne, car celles-ci n’ont pas pu être fixées
profondément à cause de la nature rocheuse du substrat.
