de ligne de côte qui nécessite une transmission de la houle pour éviter la formation d’un
tombolo. Ils peuvent ainsi être conçus, de façon à permettre à la plage qu’ils abritent, de
s’engraisser suffisamment pour fournir un stock tampon mobilisable pendant les tempêtes
tout en maintenant le débit de transport littoral naturel pendant les condition de houle
normales.
La quantité d’énergie atteignant la zone abritée par l’ouvrage est régie par l’espacement des
brises lames, et la diffraction de la houle au travers des ouvertures correspondantes.
Généralement un accroissement du rapport espacement entre brise lame et longueur d’onde
locale de la houle augmente la quantité d’énergie atteignant la zone d’ombre, tandis que les
effets de la diffraction décroissent.
Le LCHF recommande pour qu’il n’y ait pas d’érosion du rivage entre deux brises lames
successifs un espacement entre eux tel que :
e < 0.83 Lc + 0.5 L
Avec : e : espacement entre deux brises lames.
Lc : distance de la brise lame à la côte.
L : longueur d’onde de la houle au point considéré.
Le CERC recommande un espacement égal à deux fois la longueur d’onde de la houle
(2L) avec une longueur de chaque ouvrage inférieure à sa distance au rivage (Samet, 2007).
VI.1.5. La hauteur
La hauteur à donner à un brise lame dépend de l’objectif poursuivi, dans la mesure où son
efficacité dépend en grande partie de sa côte d’arase, qui conditionne la hauteur des houles
qui le franchissent sans déferler.
Pour que l’ouvrage soit totalement émergé, il serait nécessaire de l’araser à une côte de
l’ordre du niveau de la marée la plus haute, augmenté de 1.25 fois la hauteur de la houle
maximale.
Pour une brise lame submersible, on peut estimer que l’amortissement de la houle qu’il
provoque est égal à 50%, si l’ouvrage est arasé à une côte voisine du niveau de l’eau au repos
(Samet, 2007).
Figure 5 : Le fonctionnement des brise-lames.
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Baie d\'Alger - 19/86

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