Chapitre IV
Techniques d’exploration, d’exploitation et répercussion sur l’environnement
Etude de prospection, d’Exploration et d’Exploitation des gisements de sable en mer , cas du site de Corso ,Wilaya
de Boumerdes
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II.3.2. Les distance entre le gisement et les points de déchargement
Cette distance correspond au temps de transit entre le point de déchargement et le gisement.
Plus la distance est courte, plus le nombre de rotation augmente.
II.3.3. Les conditions météorologiques
Les conditions météorologiques limitent le nombre de jours par an où un gisement est exploité.
De plus, ce nombre est tributaire de la profondeur du gisement : car plus le navire doit draguer avec
une élinde verticale, plus l’action de la houle risque de détériorer le matériel ; il faut alors recourir à
des navires de plus fort tonnage.
III. Les répercussions sur l'environnement
Les granulats marins possèdent leurs contraintes propres. Les réserves théoriques sont loin
d’être accessibles en totalité : les précautions à prendre pour préserver l’environnement, et plus
particulièrement les zones où le dragage des fonds pourrait rompre l’équilibre écologique ou
menacer certaines activités économiques-notamment la pêche- entraînent une réduction
considérable des ressources exploitables.
L'exploitation du fond de la mer, quelque soit son objectif et les précautions prises, entraîne des
modifications temporaires ou permanentes du milieu marin.
Ce système est complexe et l'interdépendance des facteurs physiques, chimiques et biologiques
est telle que la modification de l'un d'eux peut entraîner une évolution irréversible du milieu.
On se trouvera donc confronté à une situation nouvelle et il est possible, si une gestion
rationnelle du milieu marin n’est pas mise sur pied qu’on dépasse le niveau tolérable d’exploitation.
Pour déterminer ces seuils, une meilleure connaissance des zones à exploiter doit être acquise ainsi
que celle des équilibres biologiques dont elle est le siège.
Au cours de l'extraction de granulats, l'eau est le premier milieu altéré par création d'une
turbidité: en profondeur par le passage du bec d'élinde, en surface par le rejet des particules fines
avec l'eau de la surverse. Si faible soit-elle, on ne peut tenir cette turbidité pour négligeable du fait
de ses implications sur la flore et la faune benthiques. Les particules fines vont former un panache
qui, entraîné par les courants se déposera à nouveau soit en mer, soit sur le littoral.
A la suite de l'extraction, il y aura un changement de la morphologie du fond qui pourra
modifier le régime des courants de fond au voisinage du site exploité. En modifiant ainsi l'équilibre
des sédiments superficiels, auxquels on peut rattacher dans certains cas les sables littoraux, ces
extractions pourront provoquer ou aggraver l'érosion côtière, particulièrement dans le cas
d'exploitation à proximité des côtes et par faible profondeur d'eau. Les excavations peuvent, de plus,
rendre ces secteurs temporairement impropres au chalutage.
Les effets des exploitations sur les ressources biologiques seront soit immédiates et donc
évidentes, soit à long terme et seul un suivi sérieux permettra d'en mesurer l'importance.
Parmi les répercussions immédiates, la destruction du peuplement benthique dans la zone
d'exploitation est indéniable. Cette destruction affecte essentiellement les invertébrés directement
exploitables par l'homme ou sources de nourriture pour certains poissons.
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