Etude de l’envasement du port d’Alger
Conclusion
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Conclusion
L’objectif de ce travail était d’évaluer la vitesse de sédimentation dans le port d’Alger. Pour
cela, nous avons opté pour la méthode de datation au moyen d’un traceur radioactif artificiel,
le Cs-137.
A cet effet, trois carottes ont été prélevées au nivaux des trois bassins du port, la carotte du
bassin Mustapha était la seule à être analysée par spectrométrie gamma afin de déterminer
l’activité du Cs-137 en fonction de la profondeur dans le sédiment.
L’hydrodynamisme du secteur de port d’Alger s’exprime par un régime de houles de
directions prédominantes Ouest et Nord Est.
Une bathymétrie réalisée antérieurement montre que les profondeurs les plus importantes sont
comprises entre -15 et -19m, elles sont relevées principalement au niveau de la passe sud
(bassin Mustapha) et de la passe nord (bassin du Vieux Port).
Les dépôts sédimentaires du port d’Alger présentent des teneurs en lutites essentiellement
supérieurs à 50%. Cette situation fait que le port est envasé.
L’activité du Cs-137 dans les sédiments du bassin Mustapha est en moyenne de 4,62 Bq/kg ;
Néanmoins l’analyse des différentes couches de la carotte montre une tendance croissante de
la couche superficielle vers celles plus profondes.
Les résultats obtenus ne nous ont pas permis d’évaluer la vitesse de sédimentation et cela
serait dû au fait que l’analyse par spectrométrie gamma n’a pas identifié les deux pics les plus
significatifs au calendrier nucléaire sur la carotte prélevée, pic de 1963 et pic de 1986.
Cet état de fait pourrait être induit par l’hydrodynamisme du secteur, les opérations de
dragage et les différentes activités portuaires qui perturbent fortement le processus de
sédimentation par strates.
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