Etude de l’envasement du port d’Alger
Chapitre II : Présentation de la zone d’étude
4.2.2. Les courants
Les courants sont des déplacements d’eau, caractérisés par une direction, une vitesse et un
débit précis (Bernabé et Bernabé-Quet, 1997).
Les courants généraux sont formés (Chapon, 1984) :
- Par des forces extérieurs au milieu marin (vents) ;
- Par des forces intérieurs du milieu marin (différence de salinité ou de
température à l’intérieur de la mer).
La baie d’Alger est baignée par les eaux de type atlantique (Rebzani-Zahaf, 1990). Ces eaux
atlantiques sont introduites dans la baie par le courant algérien décrit par Millot (1985) : c’est
un écoulement lent le long des côtes et orienté Ouest Est, induisant des contre-courants au
niveau de chaque baie ou golf rencontré.
Les vitesses mesurées sont en moyennes de l’ordre de 0,1 à 0,6 m/s ; exceptionnellement, par
fort vent, on a mesuré jusqu’à 1m/s en baie d’Alger (Leclaire, 1972).
La marée est très faible sur les côtes algériennes, elle ne dépasse pas les 20 cm.
4.2.2.1. La dérive littorale (Longshore Current)
Les houles qui arrivent avec une certaine obliquité génèrent un courant parallèle à la côte ; le
courant de dérive.
Ce courant n’affecte le port par la Passe Sud que si les houles sont de directions N ou NE
(Fig13).
4.2.2.2. Le courant de retour
L’apport d’eau à la côte, dû au déferlement qui transforme les vagues d’oscillation en vagues
de translation est compensé par un retour d’eau vers le large (Paskoff, 2003).
Ce courant cause d’énormes dommages à la côte et aux jetées portuaires en arrachant les
sédiments pour les transporter vers le large.
Dans le secteur occidental de la baie d’Alger, les houles du Nord et Nord-ouest arrivent d’une
manière frontale sur la côte, au niveau des sablettes, et provoquent des courants de retour. Ces
derniers vont entraîner les sédiments arrachés à la côte vers le large et vers la passe Sud du
Port d’Alger (Hocini et al, 1997) (Fig.13).
Le Port d’Alger est aussi soumis à des ondes de seiches qui sont de lentes oscillations du plan
d’eau, dont la période est comprise entre 1 et 10 minutes (dans le port : 3 min) et la longueur
d’onde de plusieurs centaines de mètres, mais dont l’amplitude ne dépasse quelques
décimètres (Chapon, 1984).
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